La carte postale d'Helena Ciak au Mondial (ép. 2) : la vie à hors des parquets à Sydney

Joueuse la plus capée de l'équipe de France présente à la Coupe du monde (123 sélections avant la compétition), Helena Ciak (1,97m, 32 ans) raconte à « L'Équipe » les dessous du rendez-vous disputé à Sydney (Australie). Épisode 2 : la vie hors des parquets à Sydney.

Helena Ciak est la plus capée des joueuses de l'équipe de France qui dispute la Coupe du monde en Australie (entrée en lice jeudi contre le pays hôte, 12h30 heure française).
La joueuse de 32 ans, 123 sélections avant la compétition, a accepté de faire partager son quotidien aux lecteurs de « L'Équipe ».
Deuxième épisode de cette carte postale : la vie hors des parquets à Sydney.

Lorsque le début d'une compétition approche, on a de moins en moins de temps « off ». À notre arrivée en Australie, nous avons quand même pu découvrir le parc olympique, à travers une course d'orientation que les coaches avaient organisée.

Je suis allée au centre de Sydney deux fois. Une première avec Alexia (Chartereau), Sarah (Michel) et Pauline (Astier). Nous avions pris un taxi pour aller au niveau de l'Opéra et nous sommes restées autour, à se promener dans les quartiers. Le lendemain, avec l'équipe, nous devions prendre un ferry pour découvrir la baie, mais le mauvais temps nous en a empêchées.

L'essentiel de notre quotidien se passe à l'hôtel, puisque pendant la préparation nos journées sont rythmées par deux séances d'entraînement (généralement), les soins et les repas. Je suis quand même sortie une ou deux fois, me chercher un jus, un café, à chercher des endroits sympas sur internet.

En groupe, on se retrouve souvent à jouer à un jeu de carte : The Game. Un jeu assez connu dans le milieu du basket, puisque j'y joue aussi en club. Le paquet est avec moi et je le descends au moment du repas le plus souvent, si on ne joue pas dans une chambre. C'est un jeu collaboratif, tout le monde joue contre la pioche donc c'est plutôt sympa, d'autant qu'on peut jouer à cinq ou six. Et on essaie de tricher le moins possible !

Nous nous retrouvons aussi dans la salle de soin, pour discuter, écouter de la musique, rigoler avec les kinés. Il est vrai que nous ne sommes pas un groupe de jeux vidéo. Ça ne l'a jamais trop été en équipe de France féminine d'ailleurs. L'avantage d'être réunies à plusieurs délégations dans de grands hôtels c'est que l'on peut croiser d'autres filles d'autres nations que l'on connaît bien.

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Cette année, l'organisation a aménagé un étage avec pas mal de jeux, arcades, ping-pong, poker, billard... C'est vraiment cool, nous n'avions pas ça sur les compétitions précédentes. On a même eu droit à un barbecue à deux jours du début de la compétition, avec un photobooth et des accessoires. C'est la folie. Surtout que je ne suis pas du genre à rester longtemps dans ma chambre (je suis avec Kendra Chery). Le calme ça va un moment mais j'en ai vite marre. L'équipe est un peu comme ça, avec nos jeunes en mode piles électriques.

Une fois que la compétition va commencer, on aura moins de temps pour profiter de tout ça, l'accent sera mis sur la récupération, les soins, et on va assez vite enchaîner, et encore moins sortir. Si jamais on a droit à un jour de plus quand notre compétition sera terminée, je ne dirais pas non pour visiter ! Je me souviens qu'à Tokyo (pour les Jeux Olympiques), nous avions toutes regretté de ne pas pouvoir découvrir la ville.

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