Casper Ruud : « A Paris, quelque chose a cliqué »

Casper Rudd a dominé Matteo Berrettini mardi pour se hisser en demi-finales de l'US Open. (Geoff Burke/USA Today Sports)

Vainqueur en trois sets de Matteo Berrettini mardi (6-1, 6-4, 7-6 [4]), Casper Ruud, finaliste à Roland-Garros, atteint le dernier carré de l'US Open pour la première fois de sa carrière. Il reste aussi en course pour la place de n°1 mondial.

« Vous avez livré un tennis très solide aujourd'hui...
C'est vrai que les deux premiers sets étaient meilleurs que ce que j'espérais. Tout est allé en ma faveur, je touchais toutes les zones, avec tous les coups adéquats et Matteo (Berrettini) ne montrait peut-être pas alors le niveau qui peut être le sien. Je crois que les conditions, avec l'humidité et le toit fermé, ont joué aussi en ma faveur. Le court est devenu un peu plus lent. J'avais l'impression d'avoir un peu plus de temps qu'auparavant quand j'ai joué contre lui. Honnêtement, je suis un peu surpris de me retrouver en demies ici. J'ai beaucoup développé mon jeu sur dur depuis deux ans et je crois que Miami cette année (finale perdue contre Carlos Alcaraz) m'a montré que je pouvais battre de grands joueurs et aller loin aussi sur cette surface. Ça a été un boost de confiance pour moi.

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« J'ai mûri et appris à mieux jouer les rencontres en cinq sets que l'an dernier »

Vous avez été en finale à Roland-Garros, vous voici en demi-finales à New York. La priorité cette saison était de performer en Grande Chelem ?
Le début d'année a été un peu malheureux avec ma blessure à la cheville à l'entraînement deux jours avant mon match en Australie. Ça a été dur de ne pas faire le tournoi, de ne pas disputer un match à Melbourne. Mais je savais que quand Paris arriverait, je commencerais à me sentir mieux sur terre battue. Je me suis dit "il reste trois Grand Chelem, essaie de saisir les chances que tu peux". À Paris, quelque chose a cliqué. J'ai eu le sentiment de mieux appréhender les matches en cinq sets. J'ai réalisé que, parfois, vous pouviez laisser aller un set, pour garder de l'énergie pour les autres sets. Je crois que j'ai mûri et appris à mieux jouer les rencontres en cinq sets que l'an dernier.

Si vous retrouvez Nick Kyrgios en demi-finale, on évoquera forcément votre première rencontre à Rome en 2019, où l'Australien, après avoir pris un jeu de pénalité, avait quitté le court au changement de côté en jetant une chaise sur le terrain. Comment jugez-vous le joueur et l'homme aujourd'hui ?
D'abord, il a franchi de grosses étapes dans son jeu cette année. Il était déjà un gros talent quand il avait 18, 19 ans, mais cette année, il a prouvé qu'il pouvait faire cela sur plusieurs matches d'affilée, plusieurs semaines d'affilée. Il semble qu'il soit vraiment focalisé cette année. S'il avait marqué les points de sa finale à Wimbledon, il serait à nouveau Top 15 et probablement tout près du Top 10, avec ses résultats ici. On sait tous qu'il est dangereux. Sur le plan personnel, il n'y a pas tellement de relations. On ne s'est pas dit bonjour dans le vestiaire pendant un certain temps, mais on le fait maintenant, donc ça va mieux. Il y a eu un moment où c'était probablement un peu tendu, mais il est venu me voir à la Laver Cup l'an passé et m'a congratulé quand j'ai gagné mon match, ce qui était bien. C'est plus facile maintenant. Les choses ont été dites et oubliées. Il n'est pas nécessaire de s'attarder sur le passé. »

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