Centenaire du "Bloody Sunday" : le jour où un match de football gaélique s'est transformé en massacre

Guillaume Poisson
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Alors que le match n’a commencé que depuis quelques minutes et que les 14 000 spectateurs de Croke Park, à Dublin, ce 21 novembre 1920, s’échauffent à peine les cordes vocales, quelques joueurs s’arrêtent. Ils lèvent la tête. Un avion aux couleurs britanniques survole le terrain. Des cris surgissent des tribunes et de l’extérieur du stade : “Les Tans arrivent”, “Les Tans arrivent”. Une dizaine d’hommes armés pénètre sur le terrain, l’œil furieux. Ils se mettent à tirer. Dans la foule, parmi les joueurs, n’importe où, n’importe comment. Spectateurs et joueurs se bousculent pour survivre. Au total, quatorze personnes perdent la vie ce jour-là, dont deux enfants de 10 et 11 ans. 65 autres sont blessées. Ce 21 novembre 1920 a été le premier Bloody Sunday de l’histoire, bien avant celui chanté par U2 des décennies plus tard. Il a eu lieu à Croke Park, l’un des hauts lieux du sport gaélique et donc, du nationalisme irlandais. Il a, par sa violence et sa barbarie, fait basculer la guerre d’indépendance d’Irlande. Mais comment en est-on arrivé à ce drame, en plein match de foot amical ?

Les nationalistes irlandais avaient frappé avant

Le même jour, aux alentours de 8h30, dans la banlieue Sud...

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