« C'est un honneur » pour les femmes arbitres présentes au Qatar

La Rwandaise Salima Mukansanga est l'une des six femmes arbitres sélectionnées pour la Coupe du monde. (J. Haocheng/Xinhua via afp)

Ce vendredi matin, quelques arbitres ont été autorisés à prendre la parole devant la presse internationale, à deux jours du début de la Coupe du monde. C'était le cas de deux des six femmes présentes au Qatar, la centrale, Salima Mukansanga, et l'assistante, Kathryn Nesbitt, pour qui « c'est un honneur » d'avoir été sélectionnées.

La journée des médias consacrée aux arbitres de la Coupe du monde, qui débutera ce dimanche au Qatar (20 novembre-18 décembre), a lieu ce vendredi matin. Sur leur centre d'entraînement du Qatar Sports Club, quelques arbitres se sont présentés devant la presse internationale. Si aucun des six Français n'est apparu, deux des six femmes retenues pour l'événement se sont exprimées, chacune « fière et heureuse » d'avoir été sélectionnée : la centrale rwandaise, Salima Mukansanga, et l'assistante américaine, Kathryn Nesbitt.

« En tant que femme, c'est une opportunité pour nous tous de travailler ensemble et de continuer à nous améliorer, a affirmé la première femme africaine à avoir dirigé un match de la CAN hommes (le 18 janvier 2022). C'est un pas de plus. Si les hommes peuvent le faire, les femmes aussi, car elles le méritent, et c'est ce que tout le monde doit comprendre. Les femmes méritent d'arbitrer comme les hommes. C'est un honneur et un privilège, car cela ne s'est jamais produit auparavant. Ça veut dire que tu vas être la première et que tu vas ouvrir la porte à d'autres femmes, surtout en Afrique. »

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Sa consoeur a également reconnu ressentir « un grand honneur de représenter les femmes, mais surtout l'arbitrage, lors de cette Coupe du monde. » « Mais le plus important est de prendre les meilleures décisions possibles, a-t-elle poursuivi. On est extrêmement concentrées sur le jeu. Bien sûr que j'ai la pression, mais la pression est pour tout le monde. C'est un challenge pour tous les arbitres. On est ici depuis dix jours et je suis très excitée. On a tous travaillé très dur depuis des années pour être présent, ici. On est concentrées sur notre équipe, l'équipe des arbitres. »

Quant au parallèle effectué avec les hommes, l'Américaine préfère souligner qu'« il n'y a qu'une équipe, qui s'entraîne de la même manière. Je suis là pour faire mon métier, et le faire le mieux possible. » De son côté, Mukansanga admet que, « parfois, je ne peux pas courir comme les hommes, mais je peux faire plus, pour au moins être sur le même rythme, et avoir de la proximité avec les joueurs, ainsi qu'un bon angle de vision. »

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