"C'est un nouveau virage pour les dirigeants sportifs à prendre en compte" : à Toulouse, des clubs amateurs face au communautarisme

franceinfo
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Il y a un peu plus de deux ans, Didier Brisot, président du Comité régional Occitanie de lutte, a pu constater "des prières dans les vestiaires" dans un club de lutte de la région, le Toulouse Lutte Club. "Ils m'ont dit : 'mais chez nous, on s'entraîne quand on veut, on fait la prière dans la salle'... Je leur ai répondu : 'oui, mais ici c'est la France donc il y a des règles'", raconte Didier Brisot. À l'époque, des notes confidentielles des services de renseignement décrivaient des "dérives communautaires", "des prières sur la pelouse ou dans les vestiaires", "des individus radicalisés" dans des clubs de sport amateur. Il y a quelques mois, un rapport parlementaire dénonçait "une montée des clubs communautaires" et "une infiltration radicale dans les clubs de combat".

Il n'y avait personne pour leur expliquer quelles étaient les procédures. Ils arrivent et ils font comme chez eux. Si personne ne leur dit, il est évident qu'ils continuent.

Didier Brisot, président du Comité de lutte en Occitanie

à franceinfo

C'est dans ce même club de lutte toulousain qu'Abdoulakh Anzorov, le terroriste qui a assassiné Samuel Paty, a été brièvement licencié, début 2018. Il n'avait suivi que trois séances.

Depuis, l'encadrement a été professionnalisé et le contact est régulier. Contrôler (...)

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