"C'est comme un parachutiste qui saute et qui doit se faire confiance" : Yann Eliès raconte ce que les skippers ressentent avant le départ du Vendée Globe

franceinfo, Jérôme Val
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C’est le grand jour pour les 33 concurrents du Vendée Globe. Ils vont quitter le port des Sables d'Olonne à 13h02 pour un tour du monde en solitaire et sans escales qui devrait durer au moins 70 jours. Ces dernières heures à terre sont toujours très particulières sur le plan des émotions, même s'il n'y aura pas de public cette année pour cause de confinement. "Ce n'est jamais évident de quitter la terre", a confié Yann Eliès qui a participé à deux Vendée Globe dans sa carrière.

franceinfo : comment se passe le réveil avant le départ d'un Vendée Globe ?

Yann Eliès : C'est un peu un réveil difficile parce que c'est le matin des derniers contacts humains avec tes proches, avec ton équipe, tu sens qu'il va falloir s'arracher au contact de la terre. Peut-être que certains arrivent à avoir un réveil plus joyeux, mais moi, je pense quand même que ça reste un réveil assez douloureux parce que c'est le jour du départ, il faut y aller. On va partir pour 70 jours, quitter ses proches et beaucoup de choses. On va se mettre en danger et quitter sa zone de confort pour faire le tour du monde. Ce n'est jamais évident de quitter la terre.

Les émotions, ce jour du départ, elles vont crescendo. Ça devient difficilement gérable ?

Dans le contexte sanitaire d'aujourd'hui, (...)

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