Charles Bolzinger (France) : « Être là, c'est un rêve »

Charles Bolzinger avait une sélection avant ce match, mais n'était encore jamais entré en jeu. (A. Martin/L'Équipe)

À 22 ans, Charles Bolzinger a joué ses premières minutes avec les Bleus, samedi contre l'Arabie saoudite (41-23) au Mondial. Un moment intense en émotion pour le gardien de Montpellier.

« Ça fait quoi de disputer vos premières minutes (4'08, 1 arrêt sur 3 tirs, dont 0/1 à 7 m) en équipe de France, samedi contre l'Arabie saoudite (41-23) ?
Ça fait plaisir, c'est beaucoup d'émotion. Depuis le 17 décembre (ischios) et le match contre le PSG, je n'avais pas joué (avec Montpellier). Même si c'est cinq minutes, ça fait toujours du bien de retrouver les sensations. Incroyable.

En plus, vous avez fait quelques arrêts, même si un seul a été comptabilisé...
Pour moi, ils comptent (rires). Après, ce n'est pas grave. Mais ça fait toujours plaisir. Entrer sur les fins de matches (à 37-31, 55e), ça peut être compliqué, mais je savais que le moment où je pouvais entrer, c'était dans ces eaux-là, donc j'étais bien préparé mentalement. Une fois qu'on y est, forcément on a envie de faire un arrêt dans un Mondial. Il n'y a pas de questions à se poser.

Vous saviez que vous alliez rentrer, après Vincent Gérard en première période, puis Rémi Desbonnet en début de seconde ?
Non. On espère toujours, quand le score est large comme ça. Le coach (Guillaume Gille) m'a fait entrer je suis très content. Quand j'entre, j'ai les jambes un peu lourdes, l'échauffement sur le banc est un peu léger. Mais depuis le 17 décembre ; je n'ai pas fait de match, ç'a aussi un peu joué sur mes cannes, voir la salle, car du banc on ne se rend pas forcément bien. Il y avait un peu de stress. Mais là ce n'est que du plaisir.

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À Montpellier, vous êtes le gardien numéro 1, là vous êtes numéro 3, comment le vivez-vous ?
Pour moi être là, c'est un rêve, c'est tout ce que vous voulez. Je ne me prends pas la tête sur ça. Quand je suis sur le côté, je pousse les mecs sur le terrain. Et quand je joue, j'essaie d'être le meilleur possible. Je le vis très bien, le groupe est top. C'est une chance pour moi d'être là. À 22 ans, je ne vais pas râler sur mon temps de jeu. Je suis là pour prendre de l'expérience et pousser les mecs. »