Charles Caudrelier maintient le cap en tête de la Route du Rhum malgré un « vent pourri »

Charles Caudrelier vit des heures difficiles malgré sa position de leader. (S. Boue/L'Équipe)

Dans des conditions météo difficiles, Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rothschild) maintient son avance en tête de la Route du Rhum. Mais le leader « s'arrache les cheveux ».

Les conditions sont toujours aussi exigeantes sur la Route du Rhum, où Charles Caudrelier (Maxi Edmond de Rotschild) fait la course en tête alors que les alizés « ne sont pas bons », estime le leader. « Il n'y a pas eu un moment où on a eu des conditions qui nous permettaient de nous reposer, dit-il. C'est dur car le bateau est très exigeant. Le vent est pourri. On s'arrache les cheveux, il faut se battre pour avancer. Elle est physique, cette Route du Rhum. Je suis fatigué au point de ne plus réussir à m'endormir. »

Cela ne l'empêche pas, pour l'instant, de continuer à devancer François Gabart (SVR Lazartigue) de 46 milles et Thomas Coville (Sodebo Ultim 3) de 106 milles. Le site officiel de la course précise que le Finistérien devrait retrouver des vents plus consistants d'ici à la mi-journée et ainsi aborder avec moins d'efforts le sprint final à destination de Pointe-à-Pitre. À huit heures ce lundi matin, il lui restait un peu plus de 1 300 milles à parcourir pour rejoindre l'arrivée.

Vlamynck plus optimisteDans la catégorie des Ocean Fifty, Quentin Vlamynck (Arkema) a pris son envol et doublé son avance sur Erwan le Roux (Koesio) en vingt-quatre heures. « On est là où l'on voulait être, donc ça c'est top, a-t-il réagi ce lundi. Je continue d'y aller très prudemment. J'en profite car ce n'est pas sûr que ça reste aussi stable que ça toute la journée. En tous les cas, ce qui est pris est pris. La route est très longue, il faudra faire gaffe aux nombreux pièges qu'il reste sur le parcours, mais on va continuer à naviguer étape par étape. Derrière, ils vont être aussi de plus en plus énervés aussi donc ça va être chaud ! »

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Le contexte météo complexe se traduit dans le comportement des skippeurs de la classe Imoca et Class40, qui n'ont pas d'autre choix que de remettre de l'ouest dans leurs trajectoires. « On n'a pas eu d'autres possibilités que celle de retourner dans l'ouest : si on plongeait au sud, on mettait 48 heures de plus pour aller en Guadeloupe, a noté Yoann Richomme (Paprec Arkéa), à la lutte pour la tête des Class40 avec Corentin Douguet (Queguiner-Innoveo). Cette option ne nous fait pas forcément plaisir parce qu'on est en train de d'attaquer le gros d'un troisième front. Ça va être de nouveau hyper intense mais c'est normalement le dernier vraiment sport. »

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