Charles Devineau (La Châtaigneraie) : « Il y avait une telle supériorité » de Lorient

Charles Devineau, l'entraîneur de La Châtaigneraie. (B. Papon/L'Équipe)

Charles Devineau, l'entraîneur de La Châtaigneraie (R1), largement battu par Lorient ce dimanche en Coupe de France (0-6), mesurait la différence entre les deux équipes, que cinq divisions séparent.

Charles Devineau, entraîneur de La Châtaigneraie, battu 0-6 par Lorient en 32es de finale de Coupe de France : « Il y avait une telle supériorité que dès le début du match, on savait que ça allait être compliqué. L'objectif était de les maintenir avec nous (à 0-0), on n'a pas réussi. Prendre ces deux buts juste avant la mi-temps (43e, 45e+2) a fait que les gars avaient peut-être la tête à l'envers. On ne pouvait pas avoir d'occasions parce que Lorient nous a éteints collectivement. On n'a pas été capables de faire une transition offensive, ils étaient tout de suite sur nous et on n'a pas l'habitude que ça tombe si vite, avec autant de joueurs. »

Régis Le Bris, entraîneur de Lorient : « On a fait une très bonne première mi-temps, avec un plan de jeu où l'on voulait utiliser les côtés, fixer l'intérieur du jeu pour aller travailler ensuite les un contre un dans les couloirs. Le terrain était assez difficile, c'était compliqué de construire sur l'intérieur, c'était aussi l'endroit où La Châtaigneraie pouvait bénéficier de ballons récupérés et de projections, donc on voulait vraiment enlever cette partie-là de manière à éviter d'animer le stade. On s'est créé beaucoup de situations en passant par les côtés. Ça a peu tardé à se concrétiser au score mais c'était assez logique que l'on passe à 2-0 à la mi-temps.


Ensuite, on a maintenu une sorte de consistance sur le reste du match qui nous a permis de faire grossir le score. On voulait profiter des 90 minutes pour continuer notre projet d'équipe (en continuant à jouer) et respecter l'adversaire. A-t-on douté à un moment donné, à 0-0 ? Je connais bien Flo (Petit), je me suis dit qu'il était un peu trop en feu, ça commence à s'enchaîner, qu'est-ce que ça veut dire ? On ne sait jamais en football. J'aime bien, quand on a beaucoup d'occasions, qu'elles soient concrétisées et que ça ne tarde pas trop. Mais en même temps, il ne fallait pas communiquer à l'équipe ou même à l'adversaire une forme de doute. Mais il n'y avait aucune raison qu'on lâche et à un moment, notre efficacité allait venir. »

Florent Petit, gardien de La Châtaigneraie : « Lorient a joué le match qu'il fallait, ils nous ont respectés et ils ont fait un très gros match. La différence s'est vue très rapidement et ils nous ont punis à chaque fois. Ça fait mal mais c'est le jeu. Si on avait tenu jusqu'à la mi-temps, je pense qu'on aurait eu un regain d'énergie mais les deux buts juste avant nous ont plombés un peu, plus les deux autres qu'on prend coup sur coup juste après.

La messe était dite, la fatigue faisant, leur supériorité... C'était trop compliqué. C'était le risque quand on joue contre une Ligue 1, en plus contre Lorient qui est très performant depuis le début de saison en Championnat. En tant que gardien, ça fait mal de prendre six buts. Mais ça n'a pas gâché notre parcours, au contraire, il restera. L'ambiance était franchement extraordinaire jusqu'où bout. Voir la tribune pleine, les drapeaux (à l'effigie de l'ASC), on a vraiment senti une poussée de tous les côtés. C'était top à vivre du terrain. »