Charles Ollivon : « Être capitaine, c'est toujours un grand honneur »

Charles Ollivon à l'entraînement avec l'équipe de France. (A. Mounic/L'Équipe)

Charles Ollivon, qui retrouvera son statut de capitaine en l'absence d'Antoine Dupont, suspendu, estime que les Bleus ne se relâcheront pas face au Japon, dimanche (14 heures), à Toulouse, après deux victoires difficiles face à l'Australie (30-29) et l'Afrique du Sud (30-26).

« Comment avez-vous préparé ce dernier test de la tournée face au Japon ?
En fait, on a abordé cette tournée comme la phase finale d'une compétition mondiale. Dans notre tête, c'est comme si on avait enchaîné quart de finale, demi-finale et finale. On a essayé d'élever le niveau à chaque fois. On est tous très fiers de nos deux premiers matches contre l'Australie (30-29) et l'Afrique du Sud (30-26). On veut continuer à progresser tous les jours, on a donc préparé ce dernier match comme une finale. La motivation est toute trouvée, on veut continuer à gagner des matches, tout simplement. On est sur notre objectif, on fonce.

Quel regard portez-vous sur votre adversaire japonais ?
On s'est préparés très sérieusement. On a vu la qualité des Japonais qui ont fait un très bon match contre les All Blacks (qui ont gagné 38-31 le 29 octobre) il y a quelques semaines. Ils leur ont posé pas mal de problèmes. On est fiers de ce qu'on a fait, mais tout le monde avance et les Japonais aussi. Ça nous oblige en permanence à monter le curseur. Dans la semaine, on a bien récupéré avant de passer à la préparation de ce match. Je trouve que nous avons fait une bonne semaine d'entraînement. Nous sommes prêts.

Quels ont été les axes de travail de la semaine ?
On a vu cet été (victoires 42-23 et 20-15 de la France) que les Japonais nous ont posé beaucoup de problèmes dans le jeu courant. On a eu beaucoup de pertes de balle, surtout lors du deuxième test. C'est dû à nos erreurs mais surtout à la qualité des Japonais. Il y a donc plusieurs secteurs que l'on a travaillés de manière spécifique. Tout le monde a mis beaucoup d'implication, on a bien débriefé et analysé entre ceux qui étaient au Japon et ceux qui n'y étaient pas. On a vu beaucoup d'énergie chez les Japonais, beaucoup de rythme, que ce soit chez les avants ou chez les trois-quarts, notamment dans la transition entre eux. Ce sont des joueurs très collectifs, c'est leur force.

Estimez-vous anecdotique de redevenir capitaine après la suspension d'Antoine Dupont ?
Être capitaine, c'est toujours un grand honneur. Mais qu'on soit joueur ou capitaine, le plus important est de se donner à 100 %. Il y a beaucoup de grands leaders dans cette équipe, ça nous permet de nous recentrer toujours vers le collectif et l'objectif de gagner des matches jusqu'à la Coupe du monde 2023. Voilà ce qui prédomine.

La météo pluvieuse annoncée ce dimanche risque-t-elle de modifier vos plans ?
Ce n'est encore certain qu'il fasse mauvais. On a un plan de jeu qui est fixe, mais on a aussi travaillé beaucoup de scénarios pendant la semaine, comme on le fait chaque semaine pour s'adapter à toute éventualité. On a des joueurs capables de conserver le ballon, de s'adapter à un ballon glissant ou à un terrain sec, donc ça ouvre des possibilités. On a un collectif capable de faire face à ça, et une stratégie capable de s'ouvrir ou de se fermer en fonction du scénario du match. Honnêtement, on va poser nos bases dans le jeu et ensuite on verra en fonction de la rencontre.

Avez-vous mis du temps à recharger les batteries après la débauche d'énergie face à l'Afrique du Sud ?
On a eu un jour de plus de récup dans la semaine déjà, puisqu'on a joué samedi et qu'on rejoue dimanche. C'est important, car on a eu le dimanche et lundi off avant de basculer sur la prépa du Japon. Une journée entière, ce n'est pas rien pour récupérer. Nous sommes prêts pour ce week-end. »