Charles Ollivon (capitaine des Barbarians britanniques) : « Des frissons, de la joie ! »

Charles Ollivon retrouvera Twickenham. (B. Papon/L'Équipe)

Absent de la scène internationale depuis juin 2021, Charles Ollivon, capitaine des Bleus avant sa blessure au genou, retrouve Twickenham et l'Angleterre, ce dimanche (16 h) avec les Barbarians britanniques. Une reprise joyeuse avec le plus haut niveau, avant de s'envoler pour le Japon avec le quinze de France mercredi prochain.

« Vous revoilà à disputer un match international après une saison totalement blanche avec l'équipe de France en raison de votre blessure. Que ressentez-vous ?
Ce sont des frissons, de la joie. Je suis très heureux de retrouver aussi un groupe un petit peu différent, des mecs que je ne connaissais pas. Et puis il y a l'excitation d'un match à Twickenham. Je n'avais jamais fait les Barbarians avant, français ou britanniques d'ailleurs, et honnêtement, c'est un régal. Je suis plongé à fond dedans. C'est vraiment 100 % de plaisir d'être de retour à un tel niveau pour un tel match. Ç'a été une semaine incroyable. Ç'a été un long voyage pour revenir de ma dernière blessure (ligament croisé genou gauche 5 juin 2021). Ce n'est jamais simple, mais c'est la vie du joueur de rugby : travailler dur pour revenir jouer ce type de match. Aujourd'hui je chéris ce moment de revenir jouer un match à Twickenham.

À quel point le jeu sera flamboyant contre l'Angleterre ?
Vous connaissez l'esprit des Barbarians. En France, nous ne sommes pas si différents en termes d'état d'esprit. Personnellement j'adore ça, j'aime cette mentalité et ce maillot. Je crois d'ailleurs que tout le monde ici adore ça. Et nous devons être prêts pour ce match.

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Comment vit-on l'énorme profondeur qui existe à tous les postes, et notamment au vôtre, en équipe de France, depuis 3 ans, et qui signifie qu'à chaque match, vous devez nécessairement réaliser une grande performance ?
C'est avant tout une chance d'avoir un groupe doté d'autant de talents aussi jeunes. Nous devons construire dessus, nous devons écrire notre propre histoire avec toutes ces qualités. Il ne s'agit pas de 23 joueurs, c'est un groupe plus large. Nous devons tout donner sur le terrain, y compris en semaine. Je crois que tout le monde à l'intérieur a compris cette mentalité, comment on doit vivre chaque jour.

Êtes-vous heureux de jouer avec George Kruis (le deuxième-ligne prendra sa retraite après ce match) ?
(Du tac au tac) Oui ! Oui ! Je ne connaissais pas George avant de le rencontrer lors du stage à Monaco. Je l'ai découvert et après une heure, on était copain. C'est facile de parler avec lui. J'aime son caractère et j'ai bien envie de profiter des quelques jours avec lui.

Avez-vous discuté avec lui de ce qu'il allait ressentir de jouer contre son ex-sélection ?
On en a parlé, oui (Kruis passe derrière lui pour dire bonjour) ! Il a longtemps fait partie de cette équipe donc on a pu échanger un petit peu de leur groupe. Après il est pleinement dans l'esprit Baa Baas (le surnom des Barbarians). Donc on se concentre sur nous.

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Derrière ce match, l'équipe de France s'envolera pour le Japon. Quels objectifs vous êtes-vous fixés sur ce match contre l'Angleterre avec la perspective d'une tournée qui arrive juste après ?
Le Japon est un pays que je connais déjà. Le Mondial 2019 là-bas est l'un de mes meilleurs souvenirs de joueur. Une liste pour cette tournée doit tomber après le match donc il est difficile pour moi de parler de cette tournée. On a déjà cette expérience à vivre entre nous, cet esprit Barbarians à cultiver, donc je serai plus à même de parler du Japon dans quelques jours (sourire). »

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