Charlotte Bonnet, après son succès sur le 200 m nage libre du Mare Nostrum à Canet-en-Roussillon : « Plutôt bien avec cet état de fatigue »

Malgré la fatigue, Charlotte Bonnet a remporté le 200 m nage libre. (Sylvain THOMAS/Sylvain thomas)

Victorieuse du 200 m nage libre en 1'57''35 à Canet-en-Roussillon, Charlotte Bonnet a réalisé son meilleur chrono de la saison malgré la fatigue due à une intense période de travail.

Même si elle est encore loin de son meilleur temps de 1'54''95 réalisé à Glasgow en 2018, Charlotte Bonnet a remporté le 200 m nage libre du Mare Nostrum à Canet-en-Roussillon en 1'57''35. En pleine période de travail pour les Mondiaux de Budapest (du 18 juin au 3 juillet), l'élève de Philippe Lucas a encore besoin de temps pour assimiler la méthode de son nouvel entraîneur.

« Charlotte Bonnet, que pensez-vous de votre performance ?
C'est bien. On arrive dans une grosse période de travail. C'est un état de fatigue que j'ai du mal à assimiler, j'arrive en compétition très fatiguée. À Barcelone, c'était une catastrophe. En arrivant ici, je ne savais pas trop à quoi m'attendre, c'est plutôt bien d'arriver à sortir des performances avec cet état de fatigue. Avec Philippe, l'objectif est de donner tout ce que j'ai sur chaque meeting.

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Ça vous donne confiance ?
Oui, ça donne confiance. Après, c'est un temps correct pour mon état de forme mais encore loin des autres. C'est là qu'il faut que j'apprenne à me détacher en me disant que les autres filles vont peut-être plus vite mais sont peut-être pas dans le même état de fatigue. On arrive chacune dans des états de forme différents. Je ne sais pas dans quel état sont les filles mais c'est bien de se confronter avec des filles qui font 1'57 et qui ont déjà des médailles aux Jeux.

Charlotte Bonnet

« Il faut être patient et j'ai du mal (sourire). C'est un gros défaut, même dans la vie de tous les jours. Aujourd'hui, je commence un peu à assimiler sa méthode (à Philippe Lucas). Sur certaines courses, je suis encore loin de mes performances. Sur d'autres, je m'en rapproche un petit peu

Votre entraîneur Philippe Lucas dit que vous avez encore besoin de temps. Est-ce difficile d'apprendre la patience ?
Oui, c'est difficile. J'arrive déjà avec deux ans de galère, j'ai envie de m'adapter de suite, que ça marche et ne pas avoir ce temps d'adaptation. Malheureusement, pour tout changement et encore plus en arrivant chez Philippe, il y a un temps d'adaptation. Il faut être patient et j'ai du mal (sourire). C'est un gros défaut, même dans la vie de tous les jours. Aujourd'hui, je commence un peu à assimiler sa méthode. Sur certaines courses, je suis encore loin de mes performances. Sur d'autres, je m'en rapproche un petit peu. Il y a beaucoup de changements dans ma nage, dans l'approche de la compétition, dans les entraînements. Il me reste deux ans et demi, il faut que ça marche.

Dans trois semaines, il y a les Mondiaux (du 17 juin au 3 juillet à Budapest). Est-ce que ça arrive un peu tôt ou avez-vous des attentes ?
Un peu des deux. Je me dis que c'est trop tôt mais je me dis aussi que c'est une opportunité. Ce sont mes sixièmes championnats du monde, j'ai quand même envie de briller. J'aimerais y aller avec du détachement en me disant que si ça marche, c'est parfait et que si ça ne marche pas, ce n'est pas grave mais je ne suis pas comme ça. J'ai à coeur de réussir, on verra comment ça va passer. »

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