Le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani (émir du Qatar) : « Les Qatariens sont fiers de la décennie passée avec le PSG »

Le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani lors du Mondial de handball en 2015. (A. Mounic/L'Équipe)

Le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani, l'émir du Qatar, s'est confié au « Point » à propos du PSG et de la Coupe du monde qui se tiendra cet hiver dans son pays.

Dans un long entretien accordé à l'hebdomadaire Le Point, le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani s'est confié sur le PSG, dont il est propriétaire depuis une dizaine d'années. « Le sport n'est pas un business comme un autre, estime l'émir du Qatar. Si on veut investir, quel que soit le sport, il est nécessaire d'avoir une passion pour ce sport. Sinon, on gaspille son argent. Mais si on le gère comme il faut, la valeur du projet croît. C'est ce qui est arrivé avec le PSG. Les Qatariens sont fiers de la décennie passée avec le PSG. le sport est un élément clé de notre ADN. »

Le dirigeant qatarien a également été interrogé sur la Coupe du monde qui aura lieu cet automne (20 novembre-18 décembre) dans son pays. « Nous sommes le premier pays arabe à organiser un tel événement mondial, a-t-il rappelé [...] Chacun, quel qu'il soit, quelle que soit son origine ou sa culture, sera le bienvenu. Nous souhaitons que ces visiteurs apprennent les différences entre les cultures, qu'ils découvrent la culture du Qatar et nous espérons qu'ils auront envie de revenir. »

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Concernant les stades climatisés, l'émir du Qatar s'est justifié en expliquant que les organisateurs avaient utilisé « les technologies de pointe pour minimiser la consommation d'eau et d'énergie pendant la Coupe du monde, afin d'en faire un événement plus durable. »

Il a également réagi aux critiques visant son pays notamment sur les conditions de travail des ouvriers immigrés sur les chantiers des stades et des infrastructures de la Coupe du monde (plus de 6500 personnes y auraient perdu la vie). « Il y a deux sortes de critiques. La plupart du temps, nous y voyons un conseil ou une alerte, et nous les prenons au sérieux, a affirmé le cheikh Tamim ben Hamad Al Thani.

« Ainsi, nous avons compris que nous avions un problème avec le travail sur les chantiers, et nous avons pris de fortes mesures en un temps record. [...] Et puis il y a la seconde catégorie de critiques, celles qui se poursuivent quoi que nous fassions. Ce sont des gens qui n'acceptent pas qu'un pays arabe musulman comme le Qatar accueille une Coupe du monde. Ceux-là trouveront n'importe quel prétexte pour nous dénigrer, » conclut l'émir.