Pas de chemins empierrés sur la Bretagne Classic ce dimanche

L'an passé, Benoît Cosnefroy avait battu au sprint le champion du monde Julian Alaphilippe (B. Bade/L'Équipe)

Surprise, il n'y aura pas de chemins empierrés (ou gravels) sur la Bretagne Classic. Samedi, à la veille de la course, l'UCI a mis son veto aux deux sections que le parcours avait prévu d'emprunter.

Jean-Yves Tranvaux, un des organisateurs de la course, ne décolère pas : « L'UCI a interdit de prendre les deux ribins (chemins empierrés) demain (dimanche). Le parcours doit être modifié en catastrophe. Je suis dégoûté. J'ai envie de venir demain (dimanche) sur la ligne de départ et de dire la que course est annulée. »

Après les reconnaissances des équipes samedi, certaines se sont plaintes auprès de l'UCI des deux chemins que la course devait emprunter : le premier, situé à 80 km de l'arrivée et long de 1,5 kilomètre puis un second, à 30 km plus loin avec des pourcentages entre 5 et 15 %.

Des coureurs pas fans de leur aspect aléatoire

Sous pression, l'instance internationale a donc décidé de supprimer cette double section du parcours à la veille du départ invoquant l'article 2.2.015 pour faire valoir ce droit. Les organisateurs bretons n'ayant pas mentionné la présence de gravels lors de leur inscription au calendrier World Tour "plus d'un an auparavant" d'après un membre de l'UCI.

Du côté des coureurs, plusieurs s'étaient exprimés cette semaine avouant ne pas en être fans comme Warren Barguil, Benoît Cosnefroy, pourtant vainqueur l'an passé, ou encore David Gaudu, avançant le risque accru de crevaison et la dangerosité.

Un coup dur pour l'organisation qui avait pris l'habitude ces dernières années de placer quelques chemins du genre afin de rendre la course plus attrayante. L'an dernier, Benoît Cosnefroy et Julian Alaphilippe avaient justement profité d'une de ces sections pour faire la différence.

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