Christian Estrosi : « Il n'y aura pas de GP de France à Nice »

Christian Estrosi l'affirme, Nice n'est pas prêt à accueillir un GP. (S. Mantey/L'Équipe)

Christian Estrosi, le maire de Nice, a été clair : l'idée d'organiser un GP de France dans les rues de Nice est irréaliste et aucun projet n'a jamais existé. Répondant ainsi à distance à Stefano Domenicali, le patron de la F1, qui avait évoqué cette perspective.

Le maire de Nice Christian Estrosi a été ferme ce samedi au circuit Paul Ricard, au moment d'évoquer l'avenir du GP de France. « Il n'est pas question qu'il y ait un Grand Prix de France qui se tienne à Nice. Premièrement, nous maîtrisons aujourd'hui parfaitement l'organisation du Grand Prix sur le circuit Paul Ricard. Deuxièmement, organiser un Grand Prix en ville, ça fait longtemps que la France ne l'a pas fait et en tant que maire de Nice, je ne vois pas dans quelles conditions nous pourrions l'organiser à Nice. C'est flatteur que Stefano Domenicali, le patron de la F1, y ait pensé. C'est flatteur pour les Niçois. »

Des atouts insuffisants

Et Christian Estrosi, également président du GP de France, de poursuivre : « Ce n'est pas la peine d'ouvrir ce débat et je ne l'ouvrirai pas. Ce projet ne reposait sur rien. M. Domenicali voit qu'il y a un aéroport international, une capacité d'hébergement importante et quand on voit la tendance de la F1 à organiser des Grand Prix en ville, je comprends qu'ils cherchent des modèles ici ou là, mais même si nous avons quelques atouts, la ville de Nice n'est pas en situation pour accueillir une telle épreuve. Nous avons choisi de partir sur d'autres orientations événementielles. »

Le maire de Nice, qui veut se battre pour que survive le GP de France, souhaite avant tout que celui-ci reste sur le Paul Ricard. Donc dans sa région. « Je vais tout faire pour que ce Grand Prix perdure. Et si cela doit passer par une alternance avec un autre Grand Prix je suis prêt à l'entendre. Il faudra dans ce cas trouver une date qui soit plus cohérente afin d'optimiser les retombées économiques pour la région. Il y a un Grand Prix à Monaco fin mai, ce serait idéal si nous pouvions l'accueillir en septembre. »

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Afin de booster le dossier, Christian Estrosi explique avoir évoqué le sujet avec Emmanuel Macron et va demander un rendez-vous avec le président de la République en compagnie du président de la F1 mais également de la fédération française de sport automobile.

En conclusion, le maire de Nice ajoute : « Nous allons aussi rencontrer les patrons du CAC 40 pour les sonder sur le soutien qu'ils pourraient nous apporter afin de pouvoir répondre aux exigences financières de la F1 actuelle. »

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