Christian Mbilli rêve de Saul Canelo Alvarez

Christian Mbilli en 2020 (A. Réau/L'Équipe)

Le Français Christian Mbilli espère affronter avant la fin 2023 le champion du monde des super-moyens, dont il est le challenger numéro cinq.

« Je disputerai le Championnat du monde des super-moyens d'ici la fin d'année prochaine, remarque Christian Mbilli (27 ans, 21 victoires, dont 19 avant la limite, 0 défaite). J'espère que ce sera toujours Canelo Alvarez qui détiendra les titres, qu'il n'aura pas encore pris sa retraite. »

Installé à Montréal depuis ses débuts pros en février 2017, le numéro 5 WBC des super-moyens (- 76,203 kg) est venu spécialement à Paris afin d'assister jeudi soir à l'inauguration du France Boxing Club, une salle de boxe destinée au grand public, dans un quartier chic de la capitale, à quelques minutes du stade Roland-Garros.

Mais, dès mercredi midi, il a visité les locaux ouverts par John Dovi, son ancien entraîneur en équipe de France, et Samir Machrouh, ex-champion de France amateur. Et, lors du déjeuner qui a suivi, dans un restaurant voisin, Mbilli est revenu sur la défaite de la star mexicaine Saul Canelo Alvarez, battue aux points par le champion WBA des mi-lourds, le Russe Dimitri Bivol, samedi dernier à Las Vegas.

« Il est allé chercher un plus gros que lui et il n'a jamais réussi à le toucher, souligne le Français. Bivol avait une garde hermétique. Je n'ai pas le même style que lui, mais je peux avoir la même garde. Pour battre Alvarez, il faut avoir une bonne défense, être patient, avoir une stratégie, éviter ses plus gros coups. Il est très bon en crochets au corps et à la face avec son bras arrière, mais il n'a pas pu les mettre avec Bivol. »

Pour devenir challenger officiel du champion du monde unifié des super-moyens, Mbilli doit continuer à progresser dans les classements. Vainqueur de son compatriote Nadjib Mohammedi le 26 mars à Montréal, il pourrait remonter sur un ring le 16 juillet à Monaco.

Un combat en France ?

« C'est son entourage qui a contacté mon entraîneur, Marc Ramsay, pour que j'affronte Hassan N'Dam, précise Mbilli, mais ils n'ont pas encore parlé d'argent. Si cela peut se faire, je serai prêt, car j'ai déjà repris l'entraînement et je repars vendredi (demain) à Montréal. Sinon, je reboxerai en septembre, sûrement au Québec. »

Mbilli, qui a disputé ses cinq derniers combats au Canada, au Mexique et aux États-Unis, est absent des rings français depuis décembre 2019 à Levallois (Hauts-de-Seine). Pourtant, le club masculin de handball de Nantes, qui a déjà présenté deux combats de Tony Yoka, est très intéressé par Mbilli dont la famille vit à Pornic. « Ce serait formidable si je boxais en France, s'enthousiasme-t-il, mais la priorité, c'est progresser dans les classements. »

En attendant de se concentrer sur son prochain adversaire, Mbilli est préoccupé par son... déménagement samedi. « Il y a une grosse spéculation dans l'immobilier à Montréal, alors je viens de vendre mon appartement, avoue-t-il. Et en attendant que les prix baissent, j'en loue un autre, toujours à côté du centre-ville. Et lundi, je suis à l'entraînement. »

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