Christophe Lemaitre prépare son retour à la compétition loin des pistes

Christophe Lemaitre. (A. Mounic/L'Équipe)

Porté par une nouvelle structure d'entraînement, le recordman de France du 200 m Christophe Lemaitre se refait un corps avant de replonger dans le bain du sprint.

La boue et les chemins escarpés ne sont pas son terrain de jeu préféré mais Christophe Lemaitre semblait bien s'amuser ce dimanche à Allonnes (Sarthe). Invité de marque du cross de sélection pour les Championnats d'Europe de Turin (11 décembre), le sprinteur a donné des départs, remis des coupes et regoûté, même de loin, à l'atmosphère de la compétition.

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Pour lui, ça devrait attendre un peu. Séparé de son entraîneur Thierry Tribondeau depuis cet été, le recordman de France du 200 m a mis en place une nouvelle structure d'entraînement avec d'un côté sa compagne à Metz, son ami Manuel Reynaert à Aix-les-Bains et des excursions à Nantes pour retrouver Richard Cursaz, le patron du relais 4x100 m français.

D'ailleurs depuis dimanche soir, Lemaitre est à Nantes pour que « Richard puisse avoir un oeil sur ce que j'ai accompli jusque-là et qu'il me donne son avis ». Il y restera une petite semaine, histoire de faire un premier point après des premières semaines où le maître mot a été de « prendre son temps ».

« Je suis assez satisfait du travail que je fais à l'entraînement avec mon nouveau staff, explique celui qui alterne régulièrement entre Metz et Aix-les-Bains. Le mot d'ordre est de prendre le temps par rapport au sprint. Pour être honnête, j'ai mis une fois les pointes mais ce n'était même pas pour du sprint. Le but est d'avoir une préparation physique suffisante pour pouvoir faire du sprint en toute sécurité, sans se blesser. Courir propre est la meilleure façon d'être performant et de ne pas se faire mal. Ce n'est pas une question d'appréhension. »

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Il est donc, pour l'heure, trop tôt de parler de compétition, le Français étant en pleine phase de préparation physique générale. « Le compétiteur a envie de faire quelque chose cet hiver, concède-t-il. Après, là, je suis dans une période de changement et de reconstruction. J'essaie de gommer toutes les mauvaises choses qui m'ont empêché de performer et qui m'ont éloigné des entraînements et des compétitions, à cause des blessures notamment. Si on ne doit pas faire de salle, on ne le fera pas. Mais si on est bien, pourquoi se refuser de faire une ou deux sorties pour se dégourdir les jambes ? »

Dans tous les cas, à 32 ans, il semble bien dans ses baskets et c'est le plus important pour avancer. « Ça fait du bien de casser la routine. Depuis plusieurs années, je fais le même travail, les mêmes entraînements. Il y avait une forme de lassitude. Mon corps s'est adapté à cet entraînement et cela ne me faisait plus progresser, voire régresser. Mon corps avait besoin de quelque chose de nouveau pour qu'il soit de nouveau performant. »

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