Christophe Urios a vécu son éviction de Bordeaux-Bègles comme « un échec »

Christophe Urios a rebondi à Clermont deux mois après son éviction de Bordeaux. (A. Martin/L'Équipe)

Invité des Grandes Gueules du Sport sur RMC dimanche, Christophe Urios est revenu sur son éviction de Bordeaux-Bègles, qu'il a vécu « comme un échec » mais dont il espère « rebondir et avancer » avec Clermont.

Limogé en novembre par l'UBB et nommé à la tête de Clermont mercredi, Christophe Urios est revenu sur ses trois derniers mois agités au micro de RMC dimanche matin. Sous contrat jusqu'en 2025 avec le club en Gironde, le technicien avait été démis de ses fonctions par son président Laurent Marti, alors que son équipe occupait une décevante 11e place en Top 14.

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« Quand tu n'arrives pas au bout d'une mission qu'on te confie, il y a une part de responsabilité. Je l'ai vécu comme un échec. Mais l'échec permet de rebondir et d'avancer. Ce n'est pas un échec dans le sens négatif du terme », a déclaré Urios dans l'émission Les Grandes Gueules du Sport. Ancien entraîneur d'Oyonnax (2007-2015) ou Castres (2015-2019), il a connu avec Bordeaux-Bègles le premier coup d'arrêt de sa carrière d'entraîneur.

« On le sait quand on démarre cette carrière, même si contrairement à d'autres sports comme le football, au rugby, on était encore un peu protégés. Des entraîneurs se faisaient débarquer, mais ce n'était pas monnaie courante. Maintenant, on s'aperçoit que ça va vite, que si on n'a pas les résultats attendus, on peut se faire débarquer », reconnaît Urios.

En Auvergne, il prendra la succession de Jono Gibbes, écarté à son tour par l'ASM, 10e du Top 14. « J'étais sous le choc, vexé, je trouvais ça injuste. J'ai perdu confiance, je voulais rester seul. C'est un peu le danger. Puis il y a la reprise. Tu veux repartir au combat », raconte encore l'ancien coach de l'UBB. Il se déplacera à Lyon samedi prochain pour son premier match avec l'ASM en Top 14.

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