Cinq choses à savoir sur Al-Nassr, le nouveau club de Cristiano Ronaldo

Cristiano Ronaldo (au centre) va retrouver Luiz Gustavo et Rudi Garcia à Al-Nassr. (P. Lahalle/L'Équipe)

Cristiano Ronaldo a rejoint le club saoudien d'Al-Nassr vendredi soir jusqu'en 2025. Dotée de moyens importants, l'équipe de Riyad comporte plusieurs particularités. Voici cinq choses à savoir sur la formation du Golfe.

Un club souvent entraîné par des FrançaisL'équipe est actuellement entraînée par Rudi Garcia, ancien coach de Lille, Lyon, Marseille ou encore l'AS Rome. Le technicien a posé ses valises à Riyad en juillet dernier. Si cette destination détonne avec sa carrière européenne, il a emboîté le pas de quatre autres coaches français.

Robert Herbin avait été le premier à rejoindre les rangs d'Al-Nassr, durant la saison 1985-1986. Jean Fernandez (1993-1994, 1995-1996, 1998) et Henri Michel (1995) avaient fait un choix similaire. Vieille connaissance de la Ligue 1, le Portugais Artur Jorge a aussi fait deux passages par le club (2000-2001, 2006). Plus récemment, Patrice Carteron a également fait le pari saoudien, en 2017. Il n'est cependant resté qu'une demi-saison, de janvier à juin, pour un bilan de 5 victoires, 2 nuls, et 4 défaites.

Un effectif au goût de Ligue 1La formation saoudienne compte une majorité de joueurs locaux, mais plusieurs anciens de Ligue 1 y évoluent aussi. Durant le mercato estival, le club s'est montré hyperactif sur le marché des transferts. Les anciens Marseillais Alvaro Gonzalez et Luiz Gustavo ont tous les deux signé cet été à Al-Nassr.

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L'expérimenté David Ospina (34 ans, ex-Nice) a aussi rejoint Riyad, comme le défenseur ivoirien Ghislain Konan, arrivé libre en provenance de Reims. En juillet 2021, c'était Vincent Aboubakar, ancien Valenciennois (2010-2013) et Lorientais (2013-2014), sur lequel Al-Nassr avait jeté son dévolu.

Une suprématie nationale loin d'être acquiseL'argent injecté par les dirigeants illustre bel et bien une volonté de se hisser parmi les clubs les plus importants du Golfe, mais la tâche est loin d'être accomplie. Al-Nassr compte certes 27 titres, dont deux Coupes du Golfe des clubs champions, mais reste dans l'ombre d'Al-Hilal sur le plan national. L'autre club de Riyad a glané 18 fois le titre de champion d'Arabie saoudite, contre 9 fois pour Al-Nassr. Al-Hilal reste même sur 3 titres d'affilée (2020, 2021, 2022), preuve que Cristiano Ronaldo n'arrive pas dans une équipe hégémonique.

Pas le premier Ballon d'Or à signer à Al-NassrCristiano Ronaldo ne sera pas le premier ancien vainqueur du Ballon d'Or à évoluer sous les couleurs d'Al-Nassr. Victorieux du trophée en 1994, Hristo Stoitchkov y a passé quelques mois, après la Coupe du monde 1998 (2 apparitions, 1 but). Champion du monde avec le Brésil en 2002, l'ancien Bordelais Denilson a porté le maillot d'Al-Nassr pendant une saison, en 2006-2007 (15 matches, 7 buts). Le champion d'Europe 2004 Angelos Charisteas a terminé sa carrière en Arabie saoudite (7 rencontres, 1 but).

Une vitrine pour l'Arabie saouditeLa venue de Cristiano Ronaldo à Riyad s'inscrit dans la stratégie de « sportwashing », procédé qui permet d'améliorer sa réputation par le sport, de l'Arabie saoudite. Candidat à l'organisation de la Coupe du monde 2030, le pays entend bien soigner son image. « Nous avons de très grandes ambitions sportives, avançait le ministre des Sports Abdelaziz ben Turki al-Fayçal dans le Telegraph. Nous sommes convaincus que nous possédons bon nombre de qualités, des valeurs, et de l'expérience nécessaires pour accueillir n'importe quelle compétition... » Prochaine étape dans la péninsule arabique : la candidature pour la Coupe d'Asie féminine, en 2026.

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