Cinq choses à savoir sur Mackenzie McDonald, l'Américain qui a éliminé Rafael Nadal à l'Open d'Australie

Mackenzie McDonald. (L. Elliott /Reuters)

Mackenzie McDonald a créé la sensation du jour à Melbourne en éliminant Rafael Nadal, diminué, mercredi au deuxième tour de l'Open d'Australie (6-4, 6-4, 7-5). Ex-star du tennis universitaire, l'Américain de 27 ans s'était gravement blessé en 2019.

Grande première face à un top 3En éliminant le numéro 2 mondial Rafael Nadal (6-4, 6-4, 7-5), diminué par une blessure, mercredi au deuxième tour de l'Open d'Australie, Mackenzie McDonald a battu le premier top 3 de sa carrière. Et c'est seulement la deuxième fois que l'Américain de 27 ans vient à bout d'un membre du top 10 (pour 13 défaites), presque quatre ans après son succès face à Juan Martin Del Potro (6-4, 3-6, 7-6) à Delray Beach en février 2019. L'Argentin était alors 4e du classement ATP.

C'est aussi la première fois que l'actuel 65e mondial domine un top 20 en Grand Chelem, lui qui n'avait jusque-là pas fait mieux que Nikoloz Basilashvili, 24e à Roland-Garros l'an passé (6-3, 6-1, 6-4).

Il connaît les deuxièmes semaines en MajeurVendredi face à Yoshihito Nishioka ou Dalibor Svrcina, McDonald tentera d'atteindre la deuxième semaine d'un Grand Chelem pour la troisième fois de sa carrière. Le Californien avait réussi cette performance une première fois à Wimbledon en 2018, battu en huitièmes par Milos Raonic (6-3, 6-4, 6-7, 6-2) ; puis à l'Open d'Australie en 2021 où il avait éliminé Marco Cecchinato, Borna Coric et Lloyd Harris avant de céder contre Daniil Medvedev (6-4, 6-2, 6-3).

À Melbourne, il était devenu le joueur le plus mal classé (192e) à atteindre la deuxième semaine du Majeur australien depuis Guillermo Canas en 2004.

lire aussi : Nadal : « Je ne voulais pas abandonner »

C'était une star du tennis universitaireAvant de devenir pro en 2016, McDonald était le meilleur joueur universitaire des Etats-Unis. Star de UCLA (Californie) entre 2014 et 2016, il a glané toutes les récompenses possibles, individuelles et collectives. En 2016, il a réussi l'exploit d'être sacré champion universitaire en simple et en double, ce qu'il était seulement le cinquième à accomplir depuis 1974, le premier depuis 2001.

En 2019, il ne pouvait plus marcherÀ Roland-Garros en 2019, McDonald s'est gravement blessé à l'ischio-jambier lors d'un match de double avec Reilly Opelka face à Berankis et Nishioka (abandon à 3-0 au premier set). Le tendon proximal droit déchiré, l'Américain a dû passer sur le billard. Une lourde opération qui l'a mis sur le carreau de longs mois puisqu'il n'a plus rejoué de l'année.

« J'avais une énorme cicatrice sous la fesse, racontait-il en 2020. Je n'ai pas pu marcher pendant un mois et demi, deux mois. Le temps passait très lentement... Je ne sortais pas de mon appartement. J'arrivais à peine à prendre ma douche, à aller jusqu'à la salle de bain. » L'Américain a perdu beaucoup de force musculaire. La reprise du travail physique a été très progressive. « C'était épuisant, rembobinait-il. La moindre erreur et cela pouvait de nouveau lâcher. Il a fallu que je sois très patient, ça m'a beaucoup appris. »

Cet éloignement forcé et contraint du circuit a été dur à vivre. « Ça fait mal de ne pas pouvoir jouer pendant une si longue période, ça ne m'était jamais arrivé, expliquait-il. Je devenais fou. » Pour passer le temps pendant sa convalescence, McDonald a repris des cours à UCLA. Il a également effectué un travail médiatique. À l'US Open par exemple, il produisait du contenu vidéo pour le tournoi.

lire aussi : Les larmes de Xisca, la compagne de Nadal

Pêle-mêle- Joueur complet qui se déplace très bien, McDonald s'appuie sur un jeu agressif, une bonne lecture au retour et une main intéressante au filet. S'il a grandi en admirant Roger Federer, son gabarit léger (1,78 m pour 73 kg) l'a davantage incité à s'inspirer de joueurs comme Kei Nishikori et David Goffin.

- L'Américain a une petite particularité au service : alors qu'il est droitier et effectue donc son lancer avec sa main gauche, il met sa deuxième balle dans sa poche de droite.

- McDonald est entraîné par l'Américain Robby Ginepri, 15e mondial en 2005, année lors de laquelle il avait atteint les demi-finales de l'US Open, seulement battu par son compatriote Andre Agassi en cinq sets (6-4, 5-7, 6-3, 4-6, 6-3).

- L'Américain a été un bon junior. Il a atteint la 12e place mondiale en 2012. Son meilleur résultat en Grand Chelem ? Une demi-finale à l'US Open alors qu'il était issu des qualifications (défaite contre le futur gagnant Filip Peliwo).

lire aussi : Le tableau hommes de l'Open d'Australie