''Le CIO devrait entrer dans l'ère du progressisme'' : des athlètes américains et britanniques demandent davantage de liberté d'expression

Amaia Cazenave
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Davantage de liberté d'expression lors des Jeux olympiques ? C'est ce que demandent au Comité international olympique (CIO) des athlètes américains et britanniques. Parmi eux, John Carlos, sprinteur exclu des Jeux olympiques de Mexico en 1968, pour avoir levé le point contre la ségrégation raciale sur le podium du 200 mètres. Ces sportifs exigent l'abolition de la règle 50 de la charte olympique. Celle-ci interdit aux athlètes de manifester leurs opinions politiques, religieuses ou raciales pendant les Jeux.

La règle serait une atteinte à la liberté d'expression

Cet élan vient des États-Unis, après la mort de George Floyd, dans un contexte brûlant de protestations contre les violences raciales. Les athlètes estiment que cette règle est une atteinte à leur liberté d'expression. Pour Patrick Clastres, professeur à l'université de Lausanne, cette demande est légitime puisqu'il n'est pas question ici de politique partisane mais de droits fondamentaux. ''Le CIO devrait entrer dans l'ère du progressisme, explique-t-il c'est une institution très conservatrice qui a besoin de se rénover profondément. Et elle doit envoyer un signal à l'ensemble des athlètes, mais aussi à l'ensemble (...)

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