Le CIO met en garde l'Afghanistan à propos de l'accès des femmes au sport

La délégation afghane aux JO de Tokyo en 2021. (Maruyama/Presse Sports)

Les Talibans, qui dirigent actuellement l'Afghanistan, interdisent la pratique du sport aux femmes. Mais le CIO a rappelé mardi que leur accès au sport était une condition obligatoire pour que le pays puisse prendre part aux Jeux Olympiques 2024 à Paris.

Le Comité international olympique (CIO) a averti mardi les Talibans, qui dirigent l'Afghanistan depuis près d'un an et demi, que permettre aux femmes et aux jeunes filles d'accéder en toute sécurité aux pratiques sportives était une condition pour la représentation du pays aux Jeux Olympiques de Paris, qui auront lieu en 2024.

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Depuis la prise de pouvoir des Talibans, le sport féminin n'existe plus. La commission exécutive du CIO a exprimé sa « sérieuse inquiétude » et « fortement condamné » les restrictions imposées aux femmes, après une réunion à Lausanne, où elle a reçu un rapport sur le mouvement olympique et sportif en Afghanistan.

Human Rights Watch demande la suspension de l'AfghanistanL'instance a rappelé que les équipes représentant le pays devaient inclure des athlètes féminines vivant en Afghanistan ainsi qu'à l'étranger, et que les femmes devaient également être représentées au sein des organismes de direction et d'administration.

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L'organisation Human Rights Watch avait appelé lundi le CIO à suspendre l'Afghanistan jusqu'à ce que les femmes puissent à nouveau faire du sport dans le pays. Ce qui impliquerait une suspension du financement accordé par l'instance olympique.

Mais le CIO a fait savoir qu'un soutien continuera d'être fourni aux athlètes afghans, dans la mesure du possible, pour les aider à se préparer pour les Jeux Olympiques.