« Le club avance », affirme Orlane Kanor après la 3e place de Metz en Ligue des champions

Orlane Kanor a réussi un solide Final Four. (B. Paquot/L'Équipe)

Quatrième en 2019 pour son premier Final Four, Metz a grimpé une marche. Dimanche, il a remporté le match pour la petite finale face à Esbjerg (32-26) et rentre de Budapest avec le sourire.

Orlane Kanor, arrière de Metz, après la victoire contre Kristiansand (32-26) : « On a gagné, c'est le principal. On a fait une bonne prestation, on a bien joué. Avec des hauts et des bas, mais on a tenu. On a réussi à canaliser un peu Reistad au début, mais c'est Henny Reistad : même si on essaie de la cadenasser, elle arrivera toujours à sortir de son petit chapeau (10 buts au final).

Le club avance, clairement. On se structure vraiment, en termes de communication on a vraiment passé un grand cap, nous, de l'intérieur, on voit que ça évolue et on a envie d'apporter ces médailles qui le prouvent. Il reste la Coupe de France (samedi prochain, face à Besançon), bien sûr qu'il nous reste du jus, c'est le dernier match de la saison, mon dernier match avec Metz, on va y mettre les tripes. »

Astride N'Gouan, pivot de Metz : « Franchement, je suis trop heureuse. Surtout par rapport à hier (samedi) où il y avait beaucoup de frustration, de tristesse. Je suis tellement contente qu'on ait pu se remobiliser et avoir cette 3e place, moi particulièrement car je ne sais pas quand je vais rejouer un Final Four (elle a signé à Paris 92). Donc je suis trop fière de l'équipe. Contrairement à samedi, où je pense qu'on avait une certaine pression. Là, c'était : soit on avait la médaille, soit on repartait bredouille, donc autant oser et c'est ce qu'on a fait. »

Grâce Zaadi

« Je me sens chanceuse, bénie, reconnaissante »

Grâce Zaadi, demi-centre de Metz : « Je suis très contente et très satisfaite de l'image que l'on a montrée de nous. Ça ressemble plus au Metz Handball que l'on a vu cette saison et ce n'est pas forcément celui que l'on a vu hier (samedi). C'est difficile quand il y a de la déception. Mais il le fallait. La plus grande motivation pour ma part, c'était de finir par une victoire, cette équipe le mérite amplement, par rapport à toute la saison, par rapport aux sentiments que l'on a les unes pour les autres. Ça aurait été trop triste de finir sur une défaite comme en 2019. J'espère que la prochaine fois, le club se hissera en finale.

On voit les filles progresser, mais le club aussi avance énormément. Il faut voir dans quelles conditions on a été accueillies, les bénévoles ont fait énormément de choses. Toutes les personnes de la com' et du marketing se sont mobilisées, les supporters ont été grandioses. Ça montre l'unité qu'il y a dans ce club et rien que pour ça, ça donne envie d'aller chercher plus. Pour moi, l'histoire est belle, je n'ai pas eu une saison facile, je me sens chanceuse, bénie, reconnaissante de pouvoir revenir à Metz, jouer un deuxième Final Four, c'est rare. L'histoire se finit extrêmement bien. »

Emmanuel Mayonnade, entraîneur de Metz : « Samedi, quelqu'un m'a demandé si mon équipe serait prête pour ce match, et bien sûr qu'on l'a été. Cette équipe est incroyable, je vous garantis. Je ne sais pas comment se passera la saison prochaine, car beaucoup de joueuses quittent le club. Mais on a quelque chose de spécial cette saison. Tout le monde savait combien c'était important de gagner ce match. Je suis très fier aujourd'hui. Je ne sais pas si on mérite de gagner cette médaille de bronze (Jesper Jensen, le coach danois, dira que oui ensuite) mais on a travaillé tellement dur cette saison pour obtenir ce genre de récompenses à la fin, que je suis heureux. »

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