La Russie file en huitièmes de finale, Salah et l'Egypte quasiment condamnés

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Le retour de Mohamed Salah n'y a rien fait : la Russie a surclassé l'Egypte mardi, en ouverture de la 2e journée de la phase de groupe de la Coupe du monde (3-1). La Sbornaya file en huitièmes. Les Pharaons sont quasiment condamnés.

Le match : 3-1

Après son festival en ouverture contre l'Arabie Saoudite (5-0), la Russie a encore fait le spectacle contre l'Egypte (3-1), à Saint-Pétersbourg. Les Russes n'ont pas eu à forcer leur talent, les Pharaons ont craqué quasiment seuls en début de seconde période. La Sbornaya file en 8e de finale et devrait disputer une finale pour la 1re place contre l'Uruguay, lundi. Les Egyptiens sont eux quasiment condamnés. Leur seul espoir est de voir l'Arabie Saoudite battre l'Uruguay mercredi (17h00), et que la Celeste perde aussi le dernier match contre les Russes. Totalement improbable.

Les Russes, portés par un public aussi chaud que jeudi dernier, ont imprimé un gros pressing durant les quinze premières minutes. Il a fallu la vigilance d'El-Shenawy et son assurance dans les sorties aériennes pour permettre à l'Egypte de rester dans le match. Cherichev a lui manqué le cadre des 20 mètres après une perte de balle d'Hamed (6e). Les Egyptiens ont réagi par une frappe enroulée de Trezeguet qui a frôle le poteau droit d'Akinfeïev (16e). Salah est lui monté en rythme, mais n'a pas pu faire la différence. La Russie, qui avait arrêté de jouer après 20 minutes en première période, a frappé dès le début de la seconde.

Après un ballon boxé par El-Shenawy, Zobnine a armé un centre-tir, sur lequel le capitaine égyptien Ahmed Fathi a totalement raté son intervention pour marquer contre son camp (47e). Assommés, les Egyptiens ont coulé pour de bon. Auteur de ses deux premiers buts en sélection jeudi dernier, Cherichev a poursuivi son début de Coupe du monde de rêve en faisant le break sur un centre en retrait de Fernandes, dans une défense totalement dépassée (59e). Dziouba, dans un grand soir (voir par ailleurs) a profité de cet abandon des Pharaons pour marquer à son tour (62e). Le travail accompli, la Russie a atténué un peu son pressing. Salah a sauvé l'honneur (voir par ailleurs), pour rien. De retour en Coupe du monde 28 ans après, l'Egypte court toujours après son première succès dans la compétition, et tentera de l'obtenir contre les Saoudiens lors de la dernière journée. La Russie, elle, roule à l'euphorie.

L'homme : Dziouba écoeure les Pharaons

Auteur du troisième but la semaine dernière contre l'Arabie Saoudite, Artem Dziouba a encore marqué le troisième but ce mardi. L'avant-centre russe a encore imposé son physique impressionnant (1,94m) dans la surface, et l'axe égyptien n'a pas pu le tenir très longtemps. Après avoir multiplié les coups de boutoirs en première période, il a été à l'origine de l'ouverture du score avec un duel âpre qui a poussé Fathi à tromper son propre gardien. Sa réalisation transpire le joueur en confiance : dos au but à l'entrée de la surface sur un long ballon de Fernandes depuis son camp, l'attaquant de Toula a contrôlé de la poitrine, évité la charge de Gabr pour se retourner aisément et placé une frappe du droit dans le petit filet droit d'El-Shenawy.

Le fait : Salah n'a pas pu sauver l'Egypte

Il était bien là. Après des jours entiers de spéculation et son faux-retour contre l'Uruguay, Mohamed Salah a enfin rejoué, pour la première fois depuis sa sortie sur blessure à l'épaule gauche en finale de la Ligue des champions le 26 mai. Énormément soutenu par les très nombreux supporters égyptiens présents à Saint-Pétersbourg, Salah était visiblement loin de son 100%. Mais l'Egyptian King a tout de même fait passer quelques frissons dans la défense russe. Joueur qui a touché le moins de ballons en première période, Salah a été bien tenu par Zhirkov, mais il s'est toutefois procuré la plus grosse occasion, en plaçant une frappe en pivot avec son fameux pied gauche, qui a frôlé le montant droit d'Akinfeïev (41e). Malgré l'énorme coup de massue reçu en début de seconde période, il a sauvé l'honneur en allant chercher un penalty, en en le transformant (73e). Un retour digne, mais insuffisant.

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