CNOSF: Oudéa-Castéra tape du poing sur la table, "cette maison doit revenir en ordre"

Ludovic MARIN © 2019 AFP

L’heure est au règlement de comptes au sommet du sport français. Invité à participer mardi au conseil d’administration du Comité olympique français, l’ex-président du CNOSF Denis Masseglia n’a pas saisi la main qui lui était tendue dans un geste d’apaisement. Il a au contraire relancé un conflit larvé qui dure depuis septembre 2022 avec la présidente actuelle de l’instance Brigitte Henriques. Devant les membres du CNOSF, Masseglia a confié sa volonté de déposer plainte contre X pour abus de confiance auprès du Parquet national financier (PNF).

Parmi les griefs, l’ex-président du CNOSF reproche notamment des irrégularités financières pointées par le trésorier du Comité olympique français durant le mandat de Brigitte Henriques. Denis Masseglia n’a pas non plus digéré la sortie médiatique de Brigitte Henriques le 4 avril dernier. Les deux camps se seraient opposés avec virulence mardi, au conseil d’administration, selon L’Equipe, suscitant une vive inquiétude au plus haut sommet de l’Etat. La ministre des Sports Amélie Oudéa-Castéra a exprimé sa vive inquiétude à ce sujet, et sa volonté d’aplanir la situation.

Henriques: "Plus de place pour la polémique"

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"C'est un motif de préoccupation, a-t-elle indiqué à l'occasion d'une table ronde consacrée aux Jeux olympiques et paralympiques 2024. j'aurai l'occasion d'avoir un échange avec Brigitte Henriques. Il y a une échéance importante, qui est celle du 25 mai avec l'assemblée générale du CNOSF. Le mouvement sportif ne peut en aucun cas se permettre de telles divisions à 14 mois des Jeux olympiques et paralympiques et devant le monde entier. Cette maison doit revenir en ordre, avec l'ensemble des parties prenantes, qu'elles soient actuellement ou anciennement aux responsabilités. C'est le sens des messages que je leur passerai dans les prochains jours."

Brigitte Henriques, tout en reconnaissant que son prédécesseur avait "un peu cassé l’ambiance", a aussi estimé qu’il n’y avait "plus de place pour la polémique": "Il faut déjà parler des 50 comités nationaux olympiques européens qui sont venus la semaine dernière pour voir si le CNOSF français était prêt à accueillir le monde entier pour les Jeux olympiques et paralympiques, ils sont repartis avec presque les larmes aux yeux parce qu'ils ont été accueillis très chaleureusement et avec une parfaite organisation. C'est aussi important de dire ça parce que quand on parle des polémiques, on ne parle pas de toutes les actions mises en place."

Article original publié sur RMC Sport