Le CNOSF toujours sous tension depuis la mise en retrait de Brigitte Henriques

À moins de deux ans des Jeux de Paris 2024, le CNOSF est toujours dans la tourmente. (E. Garnier/L'Équipe)

Le quatuor assurant la direction du CNOSF pendant la pause de sa présidente a répondu aux administrateurs qui ont demandé à consulter les comptes du comité après la plainte de Didier Séminet contre Brigitte Henriques.

Dernier épisode dans la crise qui secoue le CNOSF depuis la mise en retrait de sa présidente Brigitte Henriques qui a délégué une partie de ses fonctions à trois présidents de Fédérations et Astrid Guyart, secrétaire générale en remplacement de Didier Séminet, destitué de son poste.

Le quatuor de dirigeants a répondu, mardi, aux neuf administrateurs du CNOSF qui avaient demandé à voir les comptes suite à la plainte déposée par Didier Séminet contre Brigitte Henriques, le 8 novembre pour diffamation et abus de confiance, et aux révélations de Médiapart sur des notes de taxi de la présidente.

Les présidents des Fédérations de danse, d'aviron ou encore de volley demandaient l'accès à plusieurs documents financiers du comité afin de « témoigner de la réalité des faits qui pourraient étayer les éventuelles malversations précitées ou lever toute suspicion ».

« Sachez que ni les statuts du CNOSF, ni son règlement intérieur ou son règlement financier ne confient de missions individuelles aux administrateurs du CNOSF en dehors de sa forme collégiale et dans les conditions définies dans ces mêmes textes ; seuls le président, le secrétaire général et le trésorier sont expressément cités comme disposant de prérogatives particulières ne portant pas, d'ailleurs, sur un pouvoir d'audit du CNOSF en tant que tel », répondent les quatre dirigeants.

Une situation devenue « intenable »Michel Callot (cyclisme), Jean-Pierre Siutat (basket), Sébastien Poirier (moto) et Astrid Guyart précisent, dans leur réponse, rester « à disposition de la justice pour lui communiquer tout élément de nature à lui permettre d'accomplir sa mission » dans le cadre de l'instruction de cette plainte.

Ils soulignent que « les documents demandés contiennent de nombreuses informations pouvant relever du secret des affaires ainsi que des données personnelles notamment concernant le personnel du CNOSF ; nous devons donc veiller à respecter un cadre acceptable de diffusion de ces informations ». Et suggèrent aux administrateurs de « confier cette mission d'audit à un commissaire aux comptes indépendant ou à un cabinet d'audit financier conjointement désigné ».

Suite au prochain épisode, peut-être avant le conseil d'administration du 15 décembre du CNOSF, puisque plusieurs présidents de Fédération ont prévu de se réunir ce mercredi soir pour discuter de la situation devenue « intenable ».