La colère de l'US Pays de Cassel, pas encore assuré d'affronter le PSG en Coupe de France

Le trophée de la Coupe de France. (P. Lahalle/L'Équipe)

D'abord qualifié directement pour les 16es de finale de la Coupe de France, qui lui aurait assuré un match de prestige contre le PSG, l'US Pays de Cassel (R1) a déchanté vendredi. Il avait jusqu'alors match gagné.

Invitée à suivre le tirage au sort des 16es de finale de la Coupe de France au stade Pierre-Mauroy, la délégation de l'US Pays de Cassel (R1) a exulté comme un seul homme avant de basculer dans l'incrédulité lorsque le PSG a été désigné comme son potentiel adversaire. « Potentiel » seulement, car la décision surprise du comité exécutif de la FFF, vendredi, a totalement changé la donne pour le petit club du Nord.

Alors que sa qualification pour les 16es de finale avait été validée à la suite de la disqualification de Reims Sainte-Anne (N3) et Wasquehal (N2) pour une violente bagarre générale lors du 8e tour le 20 novembre, la Fédération a en effet changé d'avis vendredi en demandant à faire rejouer cette rencontre, comme l'avait recommandé le CNOSF. Reims Sainte-Anne et Wasquehal s'affronteront donc mercredi à Clairefontaine, et le vainqueur se frottera ensuite aux joueurs de Pays de Cassel pour tenter de jouer ce match de prestige contre les stars du PSG.

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« On est en colère, on ne comprend pas comment un tel retournement de situation a pu se passer. On a pris un sacré coup sur la casquette, glissait dimanche soir le président du club de Régional 1, Jean-Jacques Vaesken, quand un autre dirigeant criait à la manoeuvre politique. On avait reçu un courrier pour nous dire que notre qualification était actée et ce n'est plus le cas. On n'a même plus vraiment la possibilité de faire appel ou de se retourner. On jouera vraisemblablement ce samedi ou dimanche, en rêvant à Paris. On peut se dire que c'est la plus belle des carottes, mais on aurait pu déjà y être. »

Le PSG aimerait décaler son 16e de finale au lundi 23 janvierTandis que les joueurs étaient à la fois émerveillés et abattus en pensant à un choc potentiel contre le PSG, le capitaine Alexis Zmijak résumait cette atmosphère étrange : « On ne sait pas trop comment réagir. Disons que ça nous aide un peu à passer cette injustice. Notre préparation est tronquée, mais ce tirage redonne de la motivation. Même si ça nous frustre aussi, car on aurait été sûrs d'affronter le PSG si le couperet de vendredi n'était pas tombé. » « Ce n'est pas le fait de jouer le 32e qui pose problème, c'est le processus, le timing. On a tous été affectés. Le manque d'informations est vraiment pesant », poursuivait l'entraîneur, Samuel Goethals, fataliste.

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Les amateurs de Pays de Cassel ne savent pas encore quand et où ils joueront leur 32e de finale, vraisemblablement samedi ou dimanche, et doivent anticiper tous les scénarios, tandis que le rêve de recevoir le PSG le week-end du 21-22 janvier, à Dunkerque, à Calais ou dans une enceinte encore plus grande, n'est plus très loin. Les Parisiens, qui doivent normalement disputer un match amical en Arabie saoudite le 19 janvier - ils aimeraient décaler leur 16e de finale au lundi 23 janvier -, attendent également l'issue de cette étrange situation avec impatience.