Le Comité d'organisation de Tokyo 2020 rattrapé par les affaires

Les deux mascottes des Jeux olympiques et paralympiques de Tokyo 2020. (P. Lahalle/L'Équipe)

La police japonaise a perquisitionné, mardi, le domicile d'un ancien membre du Comité d'organisation des Jeux olympiques de Tokyo 2020, soupçonné d'avoir reçu des paiements douteux d'une entreprise nippone devenue ensuite un sponsor de l'événement.

Ancien membre du conseil d'administration du Comité d'organisation des Jeux de Tokyo 2020 (qui ont eu lieu en 2021 en raison du Covid), Haruyuki Takahashi (78 ans) est soupçonné d'avoir reçu environ 45 millions de yens (plus de 320 000 euros) de la part d'Aoki Holdings, une chaîne de magasins de costumes d'affaires, après la signature d'un contrat entre sa société de conseil et ce groupe en 2017, selon l'agence japonaise Kyodo.

Un an après, Aoki est devenu « partenaire officiel » des JO de Tokyo. Selon Kyodo, en tant que membre du conseil d'administration de l'événement depuis 2014, M. Takahashi avait alors un quasi-statut de fonctionnaire lui interdisant d'accepter de l'argent ou des cadeaux en lien avec son travail pour les JO.

Seiko Hashimoto, ex-présidente du Comité d'organisation de Tokyo-2020.

« C'est très décevant que des affaires comme celle-ci émergent après l'événement. »

Le parquet de Tokyo, sollicité par l'AFP, n'a pas souhaité commenter ces informations. M. Takahashi, un ancien haut responsable du géant japonais de la publicité Dentsu, a démenti toute irrégularité. « Il n'y avait pas de conflit d'intérêts par rapport à mon poste de membre du Comité d'organisation » des JO, a-t-il ainsi déclaré la semaine dernière au quotidien Yomiuri.

Aoki Holdings s'est abstenu de commenter l'affaire pour le moment. L'ancienne présidente du Comité d'organisation de Tokyo-2020, Seiko Hashimoto, a déclaré mardi à la presse qu'elle était disposée à « coopérer totalement » avec les enquêteurs si nécessaire. « C'est très décevant que des affaires comme celle-ci émergent après l'événement », a-t-elle commenté, soulignant la nécessité d'être irréprochable pour « ne pas entacher » la mémoire de Tokyo-2020, dont le Comité d'organisation s'est dissous le mois dernier.

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