Le confinement a offert à Miller un retour bénéfique en Australie

Léna Buffa
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Le MotoGP a beau être un championnat du monde, il impose aux pilotes américains ou australiens un éloignement de leurs terres qui peut se révéler difficile à vivre, les forçant à s'installer sur le Vieux continent, où se trouve le cœur de l'activité. Comme d'autres avant lui, a dû suivre ce chemin, d'abord pour se faire connaître durant ses jeunes années de compétition, puis pour vivre la phase la plus intense de sa carrière, celle qu'il connaît en ce moment même.

C'est donc depuis l'Andorre que le pilote australien vit son quotidien de pilote MotoGP, une base qu'il a décidé de quitter provisoirement au printemps dernier lorsqu'il a senti que le championnat n'allait pas démarrer de sitôt et que le confinement menaçait un peu partout en Europe.

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Rentrer chez lui, auprès de sa famille, aura été pour lui une bouffée d'air frais nécessaire et régénératrice. Il admet toutefois que le bon temps dont il a pu profiter durant cette pause inhabituelle s'est sans doute un peu trop perçu lorsqu'il a été temps de se remobiliser pour entamer le championnat, en juillet...

"J'étais concentré sur le fait de perdre du poids", explique-t-il lorsqu'il est lui demandé ce qu'il pensait possible lorsque la saison a commencé, "parce que j'étais resté en Australie où j'ai roulé en motocross et travaillé à la ferme ! Je me souviens que juste avant de prendre le vol retour vers l'Europe, Guidotti [Francesco Guidotti, team manager Pramac, ndlr] m'a envoyé une photo où je portais une tenue de motocross et où mon ventre dépassait. Il commençait à devenir un petit peu nerveux et j'ai dû aller au camp d'entraînement ! [rires]"

"Mais, franchement, je ne savais pas vraiment [quel était mon objectif]. Parce que [normalement] tu passes par le camp d'entraînement avant d'aller en Malaisie, et là tout allait bien. Puis tu passes par tout le stress des tests et tu te prépares à aller au Qatar et puis tout à coup tout est retombé et on n'est pas allés au Qatar. J'ai pratiquement ressenti comme une chute, un moment vraiment bas", décrit-il, lui qui décrivait à l'époque son impression "d'être bloqué au purgatoire".

"Puis je suis rentré à la maison et j'ai pu me détendre, me concentrer sur les choses que j'aime vraiment et faire ce qui était important pour moi, si bien que je suis revenu avec un état d'esprit vraiment frais. Je pense que pour moi, le break a été nécessaire : j'en avais besoin, je n'ai jamais passé autant de temps à la maison en dix ans et j'ai vraiment beaucoup aimé ça."

La saison terminée, Jack Miller a une nouvelle fois pu rentrer se ressourcer auprès des siens, en Australie, cette fois cependant en en passant par un isolement obligatoire de 14 jours à son arrivée dans le pays. Gageons que Gigi Dall'Igna et Paolo Ciabatti observerons attentivement ses photos personnelles lorsqu'il reprendra le chemin de l'Europe en vue des premiers essais de l'année, ses premiers en tant que pilote officiel Ducati...