COP19 de la Cites: une décision «historique» et saluée sur la protection des requins

REUTERS - Bobby Yip

Après la COP-climat en Égypte, c’est la COP19 de la Cites, la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvage menacée, qui s’est terminée vendredi 25 novembre au Panama. En plénière, grenouilles de verre, tortues matamata, plusieurs espèces de concombres de mer mais surtout des dizaines d'espèces de requins requiem et marteaux ont fait leur entrée à l'Annexe II de la Cites. Inscription synonyme d'un contrôle accru du commerce de ces espèces.

L'une des propositions majeures, appuyée par l'UE et une quinzaine d'États, dont le pays hôte, le Panama, restera celle d'étendre la protection à une cinquantaine d'espèces de requins menacés par le trafic d'ailerons, convoités pour confectionner des soupes en Asie. Un marché qui dépasse le demi-milliard de dollars par an. Proposition la plus discutée, elle a été adoptée finalement en séance plénière et par consensus.

Une décision qualifiée d'« historique » par le Panama et une bonne nouvelle pour Charlotte Nithart, porte-parole de l'association Robin des Bois et observatrice à la Convention sur le commerce international des espèces de faune et de flore sauvages menacées (CITES), jointe par Pauline Gleize, journaliste au service Économie de RFI.