Coronavirus : "Aucune chance" d'un GP d'Australie à huis clos

Benjamin Vinel
motorsport.com

Nombre d'événements ont déjà été annulés ou reportés en sports mécaniques, le Grand Prix de Chine ayant été remis à une date indéterminée tandis que celui de Bahreïn aura lieu à huis clos, dans un contexte où l'épidémie de coronavirus dépasse déjà les 110 000 cas et approche des 4000 morts dans le monde entier.

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À l'heure où nous écrivons ces lignes, 80 cas sont recensés en Australie pour trois décès, et les organisateurs du Grand Prix n'ont pas l'intention de priver les fans de cette fête populaire. "Aucune chance", a déclaré Andrew Westacott, PDG de l'Australian Grand Prix Corporation, à la radio locale SEN. "Quand on voit les 86 000 personnes au stade de cricket de Melbourne [pour la finale du championnat du monde féminin, ndlr], et le rugby la semaine suivante, il nous faut aborder les choses raisonnablement et continuer à vivre tout en prenant les précuations nécessaires."

"Ce qui est intéressant, c'est le fret italien", poursuit-il. "Les voitures AlphaTauri et Ferrari sont en route depuis l'aéroport d'Avalon [à une cinquantaine de kilomètres de Melbourne, ndlr], donc ça se passe vraiment bien. Le staff important est dans l'avion. De plus, les deux seules personnes à ne pas venir d'Italie sont , en provenance de Monaco via Nice. Tous les autres sont en route, et nous les attendons dans les 12 à 24 heures à venir."

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Les instances locales et fédérales se veulent également rassurantes. Brendan Murphy, médecin hygiéniste en chef du gouvernement australien, "ne pense pas que le Grand Prix représente un risque". Il explique : "Bien sûr, les gens parlent de l'équipe italienne Ferrari, mais [ses membres] ont été contrôlés avec soin lors de leur arrivée. Il n'y a actuellement aucun signe de transmission du virus au sein de la population dans l'État de Victoria, je ne suis donc pas du tout inquiet de participer à des rassemblements ou de me promener dans la rue."

Le son de cloche est similaire pour Jenny Mikakos, ministre de la Santé, relayée par Reuters ; elle veut "permettre aux gens de continuer de vivre aussi normalement que possible, bien sûr en prenant de plus grandes précautions qu'à l'accoutumée". Quant à Brett Sutton, médecin hygiéniste en chef de l'État de Victoria, il estime que le moment n'est pas venu d'annuler des événements publics car cela aurait à ce stade "très peu d'effet sur la courbe épidémique". Il avertit toutefois : "Ne vous méprenez pas, nous frapperons un grand coup avec ce qui sera nécessaire pour éloigner les gens les uns des autres lorsqu'il le faudra."

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