Des labels alimentaires moins regardants à cause du coronavirus ?

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Des labels alimentaires moins regardants à cause du coronavirus ?
Des labels alimentaires moins regardants à cause du coronavirus ?

En ces temps de pandémie, les exigences de production ont temporairement été revues à la baisse pour près d’un produit sur cinq labellisé Label Rouge et un produit sur dix AOP ou IGP.

La qualité des produits sacrifiée pendant la pandémie de Covid-19 ? C’est la question soulevée par 60 millions de consommateurs qui constate un assouplissement temporaire de certains cahiers des charges du Label Rouge ou des produits AOP (Appellation d'origine protégée) et IGP (Indication géographique protégée) en raison de la crise sanitaire actuelle. 

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“Le Label rouge est le signe de qualité français qui atteste qu'un produit possède un niveau de qualité supérieur à celui d'un produit courant similaire. Cette qualité supérieure est régulièrement évaluée et suivie grâce à des tests sensoriels”, d’après le ministère de l’Agriculture. Une définition devenue moins exigeante pendant la pandémie pour soutenir les professionnels de l’agroalimentaire, pas en mesure de suivre le processus de labellisation très exigeant.

Bars, turbots, veaux, poulets...

Les amateurs de maigre ou de bar Label Rouge ne l’auront sans doute pas remarqué mais les autorités autorisent temporairement un passage en surgélation. “À l’origine, le bar ne se vend qu’en frais. Mais les professionnels envisageaient déjà d’introduire la surgélation dans le cahier des charges, à l’instar d’autres poissons labellisés comme le turbot. Cette opération est pour cela très bien maîtrisée”, justifie Frédéric Grosso, responsable du pôle Label rouge à l’Institut national de l’origine et de la qualité (Inao), auprès de 60 millions de consommateurs.

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Et la viande ? Les agneaux de qualité supérieure ont vu leur temps d’attente à l’abattoir passer de “24 à 48 heures”, d’après l’oeil du 20 heures de France 2. Les poulets fermiers, eux, changent un peu d’alimentation pendant la crise sanitaire avec une part de tourteaux de tournesol plus importante (de 10 à 18%). “Les porcs noirs de Bigorre devront accéder à la pâture au plus tard à l’âge de sept mois contre six auparavant”, renchérit 60 millions de consommateurs. 

Une minorité de produits transformés

Parmi les produits légèrement modifiés, on retrouve aussi le fromage. Très apprécié des Français, le comté peut désormais être découpé “cinq jours avant sa vente en portions, contre deux jours auparavant”. Pour le bleu d’Auvergne et la fourme d’Ambert, les conditions de stockage sont allégées. “L’emprésurage en fabrication fermière pourra survenir jusqu’à 26 heures après la dernière traite, contre 16 heures auparavant. Et il sera possible de conserver ces fromages jusqu’à - 5 °C contre 0 °C d’habitude.”

Rappelons tout de même qu’environ “15% des produits Label Rouge” et “10 % environ des produits AOP et IGP” ont été transformés. 

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