Coronavirus: ces "petits" clubs menacés dans leur existence par les mesures contre l’épidémie

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La crise du coronavirus et la nécessité de jouer les matchs à huis clos, préconisée par le ministère de la Santé cette semaine, qui a demandé l’interdiction des rassemblements de plus de 1.000 personnes, menace la pérennité de clubs emblématiques du sport français.

Jacques Reboh, président des Brûleurs de loups de Grenoble (hockey sur glace), a la voix rauque et surtout fatiguée ce mardi matin, lorsqu’il attrape son téléphone pour nous répondre. Il se dit usé de combattre un adversaire dont il ne parvient pas à lire le jeu. Le président du champion de France en titre de hockey sur glace sait qu'il va encaisser. Saoulé de coups depuis le début de la crise, groggy, il peine à trouver la parade.

"Quand vous avez un budget de quatre millions d’euros (ndlr, le plus important de la Ligue Magnus, entrée dans sa phase finale) et qu’on vous retire 20% de votre chiffre d’affaires (ndlr, la billetterie représente environ 1.7 million d’euros de recettes) sur un fait de société, les 500 ou 600.000 euros qui vont nous manquer vont menacer la pérennité du club, explique Jacques Reboh, la mort dans l’âme. Naturellement, les marges du sport étant ce qu’elles sont, on les connaît, elles sont faibles."

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Pour les Brûleurs de loups de Grenoble, la tenue des matchs à huis clos, si toutefois le championnat reprend (il est pour l’instant suspendu), est sans doute ce qui pouvait arriver...

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