Coupe des champions : l'UBB, Montpellier et le Lou doivent rebondir

Les Bordelais de Nans Ducuing s'étaient inclinés lors du match aller face aux Sharks. (Icon Sport/Icon sport)

L'UBB, Montpellier et Lyon ont laissé traîner des points en route lors des deux premières journées de Coupe des champions. À des degrés divers, ces trois clubs sont dans une position délicate.

Un bref regard sur le classement des deux poules de Coupe des champions laisse entrevoir les faiblesses affichées par les clubs français lors des deux premières journées. Dans la poule A, par exemple, quatre clubs du Top 14 occupent les quatre dernières places.

Si le Racing 92 et Castres joueront gros dimanche, Bordeaux-Bègles, Montpellier et Lyon, qui n'ont gagné à eux trois qu'un seul match - le MHR, sur la pelouse des London Irish - dans la compétition cette saison, ne sont pas dans des conditions optimales pour envisager la suite des opérations. Mais le système de qualification (les huit premiers des deux poules de 12 équipes en huitièmes) est tel que ces trois clubs peuvent garder espoir.

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L'UBB veut exporter sa dynamiqueBordeaux-Bègles surfe sur une série de trois victoires (La Rochelle, Montpellier, Bayonne), en Top 14. Pour trouver trace d'un revers, il faut remonter à la dernière journée de Coupe des champions et un match perdu à domicile face à des Sharks (16-19, 16 décembre) que l'UBB retrouve ce samedi après-midi. Si l'objectif prioritaire n'est pas donné à la compétition internationale et qu'un revers n'annihilerait pas les chances de qualification pour la phase finale, les Girondins comptent poursuivre leur dynamique.

À savoir prendre des points à chaque match depuis mi-novembre et l'éviction de Christophe Urios. « Ça reflète l'état d'esprit d'un groupe », explique Julien Laïrle, qui a pris les commandes du groupe en duo avec Frédéric Charrier. Ainsi, avec deux points, et même s'ils rentraient bredouilles de Durban, l'UBB aurait sans doute encore son destin entre les mains lors de la dernière journée (réception de Gloucester) pour obtenir son billet pour les huitièmes de finale.

« Les défaites face à Gloucester et aux Sharks nous ont permis de grandir », expliquait encore Laïrle. Ce dernier espérait d'ailleurs que ce périple d'une semaine en Afrique du Sud, où le rugby n'a pas tenu une place centrale, serre encore un peu plus son équipe.

Montpellier court après les points perdusAprès avoir décroché une victoire bonifiée chez les London Irish en ouverture (27-32), Montpellier s'est gamellé à domicile face aux Ospreys mi-décembre (10-21). Le champion de France a donc une revanche à prendre ce soir face aux Gallois et des points à rattraper. « J'espère qu'on a été assez piqués pour être motivé pour ce match, souligne le demi de mêlée, Léo Coly. On a été catastrophique au match aller, on a à coeur de renverser la tendance. »

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Une victoire relancerait le MHR dans son objectif de finir dans les quatre premiers de la poule B pour recevoir en huitièmes de finale. Mais un deuxième accroc ce soir mettrait en danger le champion de France, qui avait pourtant hérité d'un tirage abordable. Pour ce déplacement au pays de Galles, le MHR se déplace avec du lourd, notamment une deuxième ligne Chalureau-Willemse et Janse Van Rensburg de retour en troisième ligne et en capitaine de touche.

Lyon, face à l'exploitPour garder espoir, il faudra un exploit : s'imposer chez les Saracens, un adversaire que le LOU n'a jamais battu en trois confrontations. Triples vainqueurs de la compétition (2016, 2017 et 2019), les Anglais sont bien décidés à retrouver les sommets après une année de purgatoire en Deuxième Division en 2020-2021. L'annexe du quinze de la Rose domine actuellement son Championnat et n'a perdu qu'une seule rencontre depuis le début de la saison. Et si les Saracens sont quasiment qualifiés, ils aligneront néanmoins leur équipe type. Ils seront juste privés de l'ouvreur Owen Farrell, suspendu.

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« Même pas peur ! », veut se convaincre le LOU. Ethan Dumortier, qui évoluera pour la première fois à l'arrière, ose même le trait d'humour : « Après tout, ceux qui ont gagné une Coupe d'Europe (le Challenge) l'an dernier, c'est nous ! » Des raisons d'y croire ? À l'aller, les Lyonnais avaient manqué leur entame - après l'avoir ratée face aux Bulls une semaine auparavant - avant de parvenir à dérégler la machine malgré la défaite (20-28). Reste une chance - petite - pour ne pas avoir trop de regrets avant de recevoir les Bulls le week-end prochain.