Coupe Davis - Coupe Davis - Pierre-Hugues Herbert : « Au niveau de la confiance, on est pas trop mal ! »

L'Equipe.fr
L’Equipe

Fraîchement débarqué de Londres dimanche soir, le vainqueur du Masters de double doit aussitôt se configurer en pilier de l'équipe de France pour la Coupe Davis. Avec le plein de victoires pour combler une fatigue légitime. « Forcément, il y a des joueurs qui vont préférer un format en deux sets, un peu moins long, un peu plus intense et qui vont mieux tenir. Après, c'est une compétition qui va être forcément différente parce que, oui, ce seront des matches en deux sets mais il va y avoir beaucoup plus de matches sur la semaine en cas de victoires. Je vais expérimenter. C'est très dur moi de dire qu'on va jouer la Coupe Davis cette semaine. Pour moi, c'est une compétition complètement différente de ce qu'on a vécu par le passé, avec les matches à domicile et à l'extérieur, un public, c'est sûr que j'ai un peu plus de facilités de l'appeler la World Team... euh World Cup of tennis. La Coupe du monde du tennis, c'est vrai que pour moi c'est une autre compétition. Après ce n'est pas moi qui décide du nom de la compétition. Mes craintes et ma tristesse, c'était de ne pas jouer à domicile. Maintenant je pense que l'Espagne va avoir les mêmes frissons qu'on a pu avoir quand on jouait à domicile, mais c'est un seul pays sur tous les autres participants. J'ai peur de ne pas ressentir la même émotion que quand on arrivait en finale de Coupe Davis à Lille avec un stade plein et 90 % du public français. Mais bon je lui laisse une chance, je ne sais pas ce qui va se passer, je ne sais pas si les tribunes vont être pleines. Moi, je suis juste content d'être là, de représenter la France et de rejoindre mes potos et tout donner pour la France. Ça va être d'autres émotions, un autre ressenti, une autre ambiance. Là, je voyais le restaurant. Chaque équipe a son petit box, on va être tous un peu mélangés, forcément ça va être différent. Mahut : « Je l'appellerais la World Cup » Le programme complet Quels enjeux pour la nouvelle formule de la Coupe Davis ?
« Au niveau de la confiance, on est pas trop mal effectivement (rires) car on a enchaîné des bons matches (Avec Nicolas Mahut en double). Après, niveau fatigue, oui on arrive forcément un peu éprouvés par ce qu'on a donné sur le Masters. Mais on le savait quand on a commencé les ATP Finals. On avait pour objectif de réaliser ce qu'on a réalisé et d'arriver frais pour la Coupe Davis derrière. Donc là, on a profité un peu hier soir avec nos familles, on va essayer de bien se reposer tout en s'acclimatant ici aux conditions et d'oublier le Masters pour se concentrer sur notre objectif avec l'équipe. » « C'était un peu du réchauffé. Ça faisait deux-trois mois car je l'avais demandée (sa compagne, Julia) en mariage après l'US Open. En fait c'était aussi une sorte de challenge parce que Nicolas (Mahut), après la victoire à Bercy, s'était mis à genou mais à ce moment-là j'étais en plein discours et j'ai pas forcément fait le rapprochement. Mais après la remise des prix, il m'a dit : « Mais c'est dingue, je t'ai fait une passe, t'en n'a pas profité pour l'annoncer... » Je lui ai dit que j'étais passé à côté et que si on gagnait le Masters, je ne louperais pas le moment. Et c'est ce que j'ai fait. Moi je ne l'avais pas annoncé. Je sais que Julia l'avait annoncé sur les réseaux, et je suis content de la manière dont je l'ai fait parce que c'était un beau moment à partager avec elle, c'était sympa. »

Faire défiler pour accéder au contenu
Annonce

À lire aussi