Coupe Davis - Grosjean (Bleus) avant la Coupe Davis : «Il y a l'envie et la fraîcheur des nouveaux »

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Après des entraînements à Paris, l'équipe de France doit s'envoler samedi pour Innsbruck où se dispute dans une Autriche confinée, à partir de jeudi prochain, la phase de poules. Sébastien Grosjean, le capitaine de l'équipe de France, fait le point sur la situation. « Vous allez devoir disputer vos matches dans une Autriche confinée...
C'est regrettable de ne pas avoir de public. La situation s'est aggravée en Autriche. Il y a plus de monde au CNE (Centre national d'entraînement) avec vous (pendant le point presse) qu'il n'y en aura là-bas... Il va falloir aller chercher des ressources mentales comme à l'époque de la reprise dans les stades vides après la première phase de la pandémie. C'est bien évidemment difficile pour une épreuve comme la Coupe Davis de ne pas avoir de public. Pensez-vous à une possible délocalisation ?
Il y a deux autres sites, Turin et Madrid. Après, la nouvelle vient d'arriver... Je ne sais pas ce qu'il peut se passer au niveau des Fédérations qui doivent jouer en Autriche. S'il y a une requête des six nations pour aller jouer ailleurs, ou une démarche de l'ITF... Je ne peux pas vous répondre. Il est prévu qu'on parte samedi. On verra ce qui va se passer. lire aussi Le tableau de la Coupe Davis 2021 Dans quel état d'esprit partez-vous en Autriche ?
Les gars sont contents d'être ensemble, de partager une aventure humaine où il faudra être solidaire sans l'énergie du public. On sait que c'est souvent le public qui faisait la différence. Là, ça va être des ressources mentales. Il y a l'envie et la fraîcheur des nouveaux. L'intégration s'est-elle bien faite avec les nouveaux comme Arthur Rinderknech et Hugo Gaston ?
Ça a débuté en début de semaine pour certains. J'apprends à connaître un peu mieux Arthur et Hugo, même s'ils ont l'esprit d'équipe, avec Arthur qui a joué en université aux États-Unis. Ça lui rappelle un peu ça au niveau de l'ambiance. Et Hugo aime bien ça aussi avec son appétence pour les sports co. Il y a un bon petit mélange avec ceux qui ont plus d'expérience (1). (1) L'équipe de France est composée de six joueurs (Richard Gasquet, Hugo Gaston, Arthur Rinderknech, Adrian Mannarino, Pierre Hugues Herbert, Nicolas Mahut) avant qu'une liste définitive de cinq joueurs ne soit donnée mercredi prochain. «Il y a une transition, un changement de génération, il faut du temps. On a toujours eu un grand volume de joueurs dans le top 100. On aimerait avoir des joueurs encore mieux classés par rapport à ce que représente le tennis français au niveau international. » Pour la convocation de Gaston, c'est le Rolex Paris Masters qui a tout changé ?
Bien sûr que le Rolex Paris Masters a joué un rôle important à ce niveau de jeu, même si j'ai suivi sa saison où il a commencé à gagner pas mal de matches cet été avec une finale en ATP 250 à Gstaad. Maintenant, il fallait le voir dans des conditions indoor car il avait très peu joué sur cette surface. Ce que j'ai vu à Bercy, ça m'a plu. Que pensez-vous de Rinderknech ?
Je le connais depuis très longtemps, quand il vivait aux États-Unis (lui-même habite en Floride). Je connais bien ses parents et j'ai suivi sa progression. Sa saison est impressionnante, avec plus de cinquante victoires. Il amène de la fraîcheur, même s'il a 26 ans. Il est sûr de ses forces, il va de l'avant. Un titre en 2021 hommes est femmes confondus sur le circuit : c'est le pire bilan depuis 1994. Donnez-nous de l'espoir pour le tennis français...
On a vu de belles choses, de nouveaux joueurs arriver avec beaucoup de victoires. Il y a une transition, un changement de génération, il faut du temps. On a toujours eu un grand volume de joueurs dans le top 100. On aimerait avoir des joueurs encore mieux classés par rapport à ce que représente le tennis français au niveau international. Oui, il y a de très bons jeunes, mais il faut passer cette transition. Être ambitieux pour aller le plus haut possible tout en devant être malheureusement un peu patient. On a besoin d'une nouvelle génération qui ait des résultats semaine après semaine pour s'installer. «S'il y a les instances internationales qui ont la volonté, peut-être y a-t-il les moyens de trouver une formule étalée sur plusieurs années, avec le même esprit qu'il y avait à l'époque ? » Le 2 décembre ça fera 20 ans...
Ah, la victoire en Coupe Davis de Melbourne... On crée des liens, des souvenirs à vie avec des potes. Lorsque je revois tous ces anciens joueurs, on parle de toutes les rencontres, c'étaient des moments forts à chaque fois où on partageait beaucoup d'émotions en groupe. Vu ce qu'est devenue maintenant la Coupe Davis, il y a une certaine nostalgie ?
Maintenant, c'est une nouvelle formule. Une autre époque avec un calendrier qui a beaucoup changé où la Coupe Davis avait du mal à trouver sa place. On verra à l'avenir s'il y a une possibilité de revenir à l'ancienne formule. C'est un voeu pieux ?
S'il y a les instances internationales qui ont la volonté, peut-être y a-t-il les moyens de trouver une formule étalée sur plusieurs années, avec le même esprit qu'il y avait à l'époque ? La Coupe Davis fait-elle toujours rêver ?
C'est différent. Pour sa première édition en 2019, le plateau sportif était exceptionnel. À cause du Covid, il n'y a rien eu l'an dernier. On n'a pas encore vraiment le temps de voir si la formule fonctionne. » lire aussi Toute l'actu de la Coupe Davis

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