Coupe Davis - Nicolas Mahut : La Coupe Davis ? « Je l'appellerais la World Cup »

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Déjà à Madrid après le titre du double au Masters gagné avec Pierre-Hugues Herbert dimanche, l'Angevin estime que ce n'est plus la Coupe Davis qu'il va disputer. Même s'il est excité de jouer pour l'équipe de France. « Racontez-nous vos dernières heures...
Ça a été très rapide. On a fêté ça (le titre au Masters) dans les vestiaires avant de prendre un avion qui nous attendait pour essayer d'arriver vite ici (à Madrid). La nuit a été courte, mais au moins on a pu dormir à Madrid. C'est bien pour la récupération. Herbert et Mahut s'imposent en finale du Masters Dans un état d'esprit qu'on imagine idéal ? 
Forcément. Un peu de fatigue, parce que la nuit avant la finale on n'avait pas non plus beaucoup dormi. Mais c'est plus facile d'arriver avec la victoire et la manière. On a une journée pour se mettre dans le bain. Ça arrive vite. Altitude, nouveau terrain, on va prendre quelques repères. Il y a des petites similitudes avec Kristina (Mladenovic), qui a enchaîné titres au Masters et en Fed Cup, même si elle jouait en simple aussi en Fed Cup. On va essayer de s'inspirer de ce qu'elle a fait. Quels enjeux pour la nouvelle formule de la Coupe Davis ? Sébastien Grosjean : « Un peu comme aux JO » Le programme complet Vous avez été très critique sur ce nouveau format... 
Je suis nostalgique et confus, car quand j'arrive dans le stade, je vois des panneaux ''World Cup'', des panneaux ''Davis Cup'', je ne sais pas très bien quelle compétition je vais disputer. Mais finalement peu importe, on est là pour représenter l'équipe de France et c'est pour moi le plus important. Personnellement j'ai toujours mis l'équipe de France au-dessus de tout. Vous l'appelleriez comment, cette compétition ?
World Cup. Ce n'est pas la Coupe Davis. Mais on est tous motivés à l'idée de la jouer. Il faut laisser une chance. « Là, soit on fait gagner l'équipe, soit on la fait perdre. C'est une pression supplémentaire » L'association des supporters a annoncé qu'elle boycotterait l'événement. Ça vous inspire quoi ?
C'est dommage pour nous. Leur soutien nous faisait beaucoup de bien. On peut les comprendre. On espère forcément qu'il y aura de l'affluence. En espérant que cette édition soit un succès pour qu'ils reviennent l'année prochaine. Il y a une forte curiosité autour de ce format. Vous, qu'en attendez-vous ?
J'aimerais ressentir les mêmes frissons. Il y a beaucoup d'envie, mais une incertitude. Réponse dans 24 heures. Avec Pierre-Hugues Herbert, les sensations semblent toujours aussi bonnes...
Même meilleures, même si l'année a été difficile. On a eu des staffs intelligents aussi autour de nous. On sentait que l'histoire n'était pas terminée. On a de gros objectifs à commencer par cette semaine. Vous ressentez une pression particulière ici : le point du double est déterminant et on peut considérer que vous êtes favoris de tous vos matches ? 
On arrive avec beaucoup de confiance et d'attente. Le point de double était déjà déterminant avant. La seule différence, c'est que là, soit on fait gagner l'équipe, soit on la fait perdre. C'est une pression supplémentaire. Mais toute l'expérience qu'on a, justement, doit nous servir dans ces moments-là. J'espère qu'on va amener cette confiance. »

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