Coupe Davis - Le quart de finale de Coupe Davis France-Grande Bretagne en 4 questions

L'Equipe.fr
Sans ses Mousquetaires, la France affronte ce week-end (de vendredi à dimanche) à Rouen la Grande-Bretagne orpheline d'Andy Murray, en quarts de finale de la Coupe Davis. En voici les principales interrogations.

Sans ses Mousquetaires, la France affronte ce week-end (de vendredi à dimanche) à Rouen la Grande-Bretagne orpheline d'Andy Murray, en quarts de finale de la Coupe Davis. En voici les principales interrogations.1. En simple, Chardy et Pouille au rendez-vous ?En l'absence de trois des quatre Mousquetaires (Tsonga, excusé, Monfils et Gasquet convalescents), Yannick Noah avait initialement (28 mars) convoqué Lucas Pouille et Gilles Simon pour disputer les simples, avec Jérémy Chardy dans le rôle du cinquième homme. Mais à Rouen, sur le court en terre battue installé au coeur de la Kindarena (5000 places), le Palois (30 ans, 68e) s'est révélé être bien plus qu'un sparring partner, fonction remplie par le gaucher Jonathan Eysseric (225e).En regain de forme après une année 2016 noire (blessure au pied droit), Chardy, tombeur de Marin Cilic à Miami, son premier succès sur un Top 10 depuis l'US Open 2015 (Ferrer), a toujours été un recours crédible dans l'esprit de son capitaine. Il n'est pas ''bleu'' en bleu, blanc, rouge (deux rencontres disputées, deux victoires en simple à enjeu, contre l'Autriche sur terre indoor en mars 2011), et son service puissant ainsi que sa gifle de coup droit s'expriment bien sur ocre. Sur ses 31 succès face au Top 20, il en totalise dix sur la surface, preuve de ses aptitudes de terrien. Le stage de préparation, de Roland à Rouen, a ainsi convaincu Noah de le préférer à Simon, troisième cinquième homme (après Monfils et Chardy) pour ce quart de finale. L'autre simple du vendredi sera disputé par Lucas Pouille (17e), numéro un français ce week-end et qui s'apprête à découvrir l'ambiance d'une rencontre de Coupe Davis jouée à domicile. Le Nordiste, enquiquiné par des pépins physiques sur ce début d'année, a pour lui des débuts réussis dans l'épreuve (en République tchèque, l'été dernier) ainsi que des références plutôt solides sur terre battue : première finale ATP (Bucarest l'an dernier) et premier succès sur un top 10 (Ferrer à Rome en 2016). 2. Un double au point ?La dernière fois que les Français ont gagné une rencontre de Coupe Davis malgré la perte du point du double, c'était au premier tour en 2011, à Vienne contre l'Autriche (3-2). Depuis, tous les échecs douloureux de l'actuelle génération ont été accompagnés d'une défaite le samedi (contre les USA en 2012, l'Argentine en 2013, la Suisse en 2014, la Grande-Bretagne en 2015 et la Croatie en 2016). L'an passé, à Zadar en demi-finale, la paire Mahut-Herbert, alors référence sur le circuit, avait chuté face au duo Cilic-Dodig, permettant à Cilic de conclure dans la foulée, le dimanche.A Rouen, Nicolas Mahut, orphelin de ''P2H'' (blessé), sera associé à Julien Benneteau, avec qui il a glané trois titres ATP, le dernier à Marseille en février dernier. Les deux hommes sont rodés dans l'exercice : ils auront l'occasion de tester la robustesse de leur complicité et de leurs automatismes, samedi face à une paire expérimentée, Jamie Murray-Dominic Inglot. Le grand frère d'Andy, gaucher et numéro un mondial en double pendant neuf semaines (il est 8e cette semaine) est en réussite en Coupe Davis (11 victoires-3 défaites). Il formera pour la quatrième fois (2 succès-1 revers) un duo avec Inglot (31 ans), grand gabarit (1,96m) et spécialiste de la discipline. 3. Daniel Evans, à quel niveau sur terre battue ?Voilà dix jours (d'abord au Queen's Club, ensuite à la Kindarena) que Daniel Evans tente d'apprivoiser la terre battue, une surface que le Britannique, petit gabarit (1,75m, 75kg) au jeu complet et aux frappes peu travaillées, tente plutôt de fuir d'ordinaire. Cela se voit, d'ailleurs, sur la qualité de ses entraînements et de ses déplacements en terre rouennaise. Le garçon (26 ans, 44e), révélation du dernier Open d'Australie (huitième de finale), moins aérien depuis, n'a plus joué sur terre battue, en compétition, depuis un premier tour en qualifs à Roland Garros, en mai 2014, autant dire une éternité.Un choix délibéré qui interroge sur le niveau de jeu que le numéro un britannique (en l'absence d'Andy Murray) sera en mesure de proposer tout au long du week-end. Son coéquipier, Kyle Edmund (22 ans, 47e), même s'il n'est pas très en vue en ce début d'année, paraît lui représenter une menace bien plus dangereuse pour nos Bleus. 4. Des good vibes françaises sur cette surface ?Le choix de la terre battue s'est souvent révélé douloureux a posteriori pour l'équipe de France, dans un passé récent. En mémoire, le quart de finale face aux Etats-Unis à Roquebrune-Cap-Martin (2012, défaite 3-2), ou la finale 2014 à Villeneuve-d'Ascq contre Federer et Wawrinka (défaite 3-1), qui a rejoint celles de 1982 (Grenoble), 1999 (Nice) et 2002 (Bercy), également perdues à domicile et sur ocre.Depuis 1997, les Bleus ont joué 23 rencontres sur terre battue (12 victoires-11 défaites), dont 12 à domicile (8 victoires-4 défaites) : si le bilan est largement positif en barrages (2 victoires) ou au premier tour (8 victoires-1 défaite), il est nettement moins flatteur lors des tours suivants (3 succès-9 revers : 1-4 en quarts, 2-2 en demies, 0-3 en finale).Il y a ces chiffres, et la réalité de ce quart de finale : Andy Murray absent, les Bleus seraient favoris face à cette équipe britannique quelle que soit la surface. A eux d'assumer leur statut et de faire vibrer, en terre rouennaise, ces fameuses good vibes si chères à captain Noah.

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