Coupe Davis - Yannick Noah : «Ça n'a pas été simple»

L'Equipe.fr
Plusieurs joueurs étant blessés ou indisponibles, Yannick Noah a reconnu avoir eu des difficultés pour dresser sa liste pour le quart de finale contre la Grande-Bretagne.

Plusieurs joueurs étant blessés ou indisponibles, Yannick Noah a reconnu avoir eu des difficultés pour dresser sa liste pour le quart de finale contre la Grande-Bretagne.Pouille, Simon, Mahut et Herbert sélectionnés, Monfils remplaçantUne sélection par défaut ?«Il faut savoir s'adapter. C'est plus facile quand on a des joueurs qui obtiennent des bons résultats, sont en forme, la sélection s'impose d'elle-même. Là, ça n'a pas été simple. Il y a des aspects qu'on ne contrôle pas. On a tout de même trois blessés parmi nos titulaires habituels. Mais pour le moment, Pierre-Hugues (Herbert) et Gaël (Monfils) sont en stand-by. Il y a cinq mois, j'avais trois joueurs en quart de finale de l'US Open, là j'en ai plusieurs qui soit sont blessés, soit n'ont pas eu leurs résultats habituels, mais on gère.»Le cas Gaël Monfils«C'est un problème récurrent au genou qui est revenu à Indian Wells. Il a aussi un problème au tendon d'Achille et il a mal à un orteil. D'après le corps médical, il serait opérationnel pour recommencer à travailler doucement en fin de semaine. Il me dit qu'il a toujours envie, et je le crois quand il me dit ça, mais j'attends de le voir sur le court. C'est un bon joueur de Coupe Davis et je veux forcément avoir les meilleurs sur le terrain. Mais j'ai besoin de lui dans les meilleures conditions physiques et psychologiques.»Le cas Pierre-Hugues Herbert«Il y a une petite interrogation, il doit passer une IRM demain (mercredi). Il a senti des petites douleurs au niveau des adducteurs, ce qui est un peu embêtant pour un match sur terre battue, où les adducteurs sont sollicités lors des glissades. Nous allons attendre de voir les résultats, voir comment ça se passe à l'entraînement jeudi. Et nous avons préparé un plan B au cas où, avec Julien Benneteau. Il prépare actuellement un tournoi à Sofia et joue sur terre depuis plusieurs jours.»Le cas Jo-Wilfried Tsonga«Il n'est pas en état de nous rejoindre. Il n'a pas touché une raquette depuis Indian Wells. Il savait depuis plusieurs semaines que l'accouchement arriverait à cette période. On a discuté ensemble et il me parle comme un papa, il profite pleinement. Il a déjà prouvé qu'il était là pour la Coupe Davis, mais là il n'est pas dedans. Tu ne peux pas forcer un gars qui n'est prêt ni physiquement, ni psychologiquement, à venir jouer.» L'absence d'Andy Murray«Se préparer à affronter les Britanniques avec Andy Murray, c'est beaucoup plus simple d'une certaine façon, car la motivation est évidente, il n'y a pas besoin de pousser les joueurs. Mais je garde en tête que ce n'est qu'une première sélection, il est possible de rajouter des joueurs au dernier moment. Donc, dans ma tête, ce n'est pas exclu qu'il joue quand même. Je n'ai pas de doute sur sa blessure, mais je sais que cette option existe.»Les résultats actuels moyens des Français«Il est certain que c'est plus facile de gérer un joueur en pleine confiance qui vient d'obtenir de très bons résultats. Mais là, on se retrouve face à un match particulier. Les joueurs viennent d'enchaîner six mois sur dur, couvert ou pas, et ils vont se retrouver sur terre. Il va falloir s'adapter, et on va avoir une semaine pleine pour s'entraîner. Ça sera l'occasion pour chacun de retrouver ses repères.»Les Bleus favoris ?«Avec Murray, il aurait fallu absolument gagner les matches contre le n°2 britannique aligné, Edmund ou Evans. Mais les données ont changé. On est favoris oui, mais pas à 90-10. Edmund est un joueur capable de sortir des grands matches en Coupe Davis. La dynamique est différente, plus en notre faveur, et on a huit jours pour bien se préparer.»

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