Coupe Davis - Yannick Noah et les Mousquetaires, un espoir déçu

L'Equipe.fr
Depuis son retour au capitanat de l'équipe de France, à l'automne 2015, Yannick Noah a multiplié les appels à l'unité et à l'esprit de groupe. La (re)lecture de ses différentes déclarations à propos de la génération «Mousquetaires», de Baie-Mahault à Rouen en passant par Trinec, Zadar et Tokyo, montre qu'il n'a cessé d'osciller, à ce sujet, entre espoir, frustration et déception.

Depuis son retour au capitanat de l'équipe de France, à l'automne 2015, Yannick Noah a multiplié les appels à l'unité et à l'esprit de groupe. La (re)lecture de ses différentes déclarations à propos de la génération «Mousquetaires», de Baie-Mahault à Rouen en passant par Trinec, Zadar et Tokyo, montre qu'il n'a cessé d'osciller, à ce sujet, entre espoir, frustration et déception.1. De l'espoir à Baie-Mahault...Septembre 2015, première conférence de presse : «J'ai un plan, il est clair. Quand je l'expose, les gars adhèrent. Pour eux c'est nouveau. Ils n'ont jamais entendu un truc pareil. On ne peut faire que mieux. Je leur ai dit que si on donnait tout ensemble, je pense qu'on a une chance de gagner.»Février 2016, interview dans L'Equipe avant le premier tour : «Cette génération, c'est zéro titre du Grand Chelem, zéro Coupe Davis. (...) Si ces joueurs sont trop difficiles à gérer, c'est qu'ils ne méritent pas de gagner.»Mars 2016, après le premier tour en Guadeloupe (victoire 5-0 contre le Canada) : «Quelque chose de très fort s'est passé, on se retrouvera avec plaisir. Je m'attendais à une situation beaucoup plus compliquée à l'intérieur du groupe. Mais il est bien soudé, il vit bien ensemble. (Sur les Mousquetaires, dans L'Equipe) Moi, je veux qu'ils verrouillent l'équipe. Mais en étant top.»2. ...à la frustration de ZadarJuillet 2016, avant le quart de finale en République tchèque (sans Monfils, convalescent, et Gasquet, blessé) : «Dans la mesure où on propose quelque chose de différent de ce qu'ils font habituellement, forcément les plus jeunes sont plus à l'écoute. Les anciens ont plus d'habitudes, des habitudes qu'il faut parfois essayer de changer. C'est difficile de bouger ça, je le sais.»Juillet 2016, après le quart de finale à Trinec (victoire 3-1) : «Je veux que, lorsqu'ils ne sont pas en Coupe Davis, les gars n'oublient pas notre groupe. J'ai envie qu'il (Monfils) ait envie. Qu'ils aient tous envie ! (...) La Coupe Davis, c'est l'équipe. Et, putain, c'est ça qui est bien ! Là, un truc est en train de se créer et les mecs sont heureux.»Septembre 2016, après la demi-finale à Zadar (défaite 3-2 contre la Croatie), sans Tsonga ni Monfils, blessés) : «Avant de me lancer, il fallait que je parle aux gars. Il y a eu des promesses : je t'aime pour toujours. C'est très beau mais, après, il faut y aller. (...) (Sur Monfils, d'abord présent à Zadar puis forfait, blessé au genou) Quand je suis arrivé (comme capitaine), je pensais qu'avec Gaël, ça allait défoncer. »Janvier 2017, avant le premier tour au Japon (sans Tsonga, excusé, ni Monfils, écarté) : «C'est mieux si Gaël reste en dehors de l'équipe. Cette décision ne surprend personne dans le groupe. Je suis leur capitaine, pas leur copain. Je dois leur donner l'envie de faire partie de l'équipe de France.»Février 2017, après le premier tour au Japon (victoire 5-0) : «90 % des gars comprennent ce que je veux. Je pense que Gaël comprend... en partie. Le jour où Gaël arrive à 100 %, c'est autre chose... (...) Je veux qu'on gagne cette année. J'y croyais déjà l'an dernier. Mais je peux vous dire que, sur le premier tour, on est bien meilleurs qu'à Baie-Mahault. Ce n'est plus du tout la même équipe.»Avril 2017, avant le quart de finale contre la Grande-Bretagne (sans aucun des Mousquetaires) : «Je ne suis pas là pour changer l'état d'esprit de tous les joueurs français depuis quinze ans. C'est au-delà de mes forces. Les absents ont toujours tort. (...) Aujourd'hui, il y a de moins en moins de joueurs qui sont prêts à faire des sacrifices pour l'équipe de Coupe Davis. Moi je m'occupe de ceux qui sont là et j'en suis content.(Au sujet de la liste des joueurs/joueuses devant se tenir à disposition de l'équipe de France sous peine de sanctions) Aujourd'hui, on parle d'une génération qui a toujours fonctionné différemment. Donc on ne va pas, du jour au lendemain, les forcer à venir.»

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