Coupe Davis - Yannick Noah : «On peut encore avoir la chair de poule»

L'Equipe.fr
Le capitaine de l'équipe de France a vécu un «week-end parfait» à Rouen, «surtout au niveau des émotions» . Son discours est resté centré sur le fameux état d'esprit qu'il souhaite infuser à ses joueurs. Dans cinq mois, il devra composer une nouvelle sélection, pour recevoir la Serbie en demi-finale.

Le capitaine de l'équipe de France a vécu un «week-end parfait» à Rouen, «surtout au niveau des émotions». Son discours est resté centré sur le fameux état d'esprit qu'il souhaite infuser à ses joueurs. Dans cinq mois, il devra composer une nouvelle sélection, pour recevoir la Serbie en demi-finale.Sur le double et la joie de la victoire : «C'était serré, encore une fois en double, ça se joue à trois, quatre points. Et sur ces points-là, Julien et Nicolas ont été bons. (...) L'équipe de double, c'est Herbert-Mahut. (...) Ça a été un week-end parfait, surtout au niveau des émotions, uniques. Comme quoi, on peut encore avoir la chair de poule, les larmes aux yeux, il y a encore de la vie... Petite raquette, petite balle... Grâce à ça, on vit des choses qui nous font vibrer.»Sur son échange, après la victoire, avec le président de la Fédération internationale : «Je lui ai dit ''Voilà Monsieur, c'est ça la Coupe Davis, et si jamais la finale a lieu en terrain neutre, vous allez tuer l'épreuve.'' Voilà, je voulais faire ça après une victoire, c'est plus facile (sourire).»Sur l'importance de l'état d'esprit : «On essaie d'instaurer un état d'esprit, pour certains ça peut paraître abstrait, mais cette semaine, il y avait cet état d'esprit. On a travaillé tranquillement, les gars qui sont là sont ceux qui ont envie d'être là, pas ceux qui sont là parce que c'est normal. Plus que jamais, je pense que les prochaines rencontres, ça va être comme ça. Si les gars sont là pour les bonnes raisons, tu peux travailler dans la sérénité. Le résultat, c'est que dans un match serré, les points importants, on les gagne. Parce qu'on a cet état d'esprit.L'esprit est fluctuant, c'est pour ça qu'on n'a pas gagné depuis 2001. J'essaie de trouver la solution, la clé... Je pense que c'est ça, c'est la raison pour laquelle je suis là. S'il y avait eu des réponses, je pense que je ne serais pas là.»Sur sa philosophie de sélection pour la demi-finale en septembre : «C'est difficile de se projeter, avant la demi-finale, il y aura trois Grands Chelems. D'ici là, moi, je n'aurai pas de responsabilités, si ce n'est de les suivre. Rappelez-vous, l'an dernier, à l'US Open, on était la meilleure nation du monde, avec trois joueurs dans les 8 (en quarts de finale). On a quand même paumé (contre la Croatie). Je sais où je vais, j'essaie d'avoir une logique, il y a des critères : est-ce que la Coupe Davis vous intéresse, êtes-vous prêt à venir assez tôt pour préparer une rencontre. Il n'y a pas un mec qui me donne la même réponse. (...) C'est clair qu'une demie contre la Serbie, ça fait plus rêver, mais priorité à ceux qui sont là au début. Maintenant, si un gars gagne l'US Open, je vais le prendre...»Sur la Serbie, futur adversaire des Bleus : « C'est bon, c'est la Serbie ? (Amusé) Bon, maintenant les gars, on va appeler les sorciers, et j'espère que Djokovic ne va pas venir. (Sérieux) Ca m'est égal (qu'il soit là ou pas), moi, ce que j'aimerais, c'est gagner la Coupe. (Sur la surface) Je n'ai pas vu les joueurs, mais on connaît leur équipe, et comme ça, à vue de nez, la terre battue à l'extérieur ce serait bien. Pendant que Djokovic finit l'US Open, nous on se prépare tranquillement sur terre battue... L'an dernier, on a joué la demie à l'extérieur, là on jouera chez nous. C'est bon de jouer chez nous !»Mahut continue de jouer depuis les gradins !

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