Coupe de France - Ce qu'il faut retenir des 32es de finale

Alors qu'on leur promettait l'enfer, Pierre Planque et les Wasquehaliens ont superbement résisté au PSG de Zlatan Ibrahimovic.
Alors qu'on leur promettait l'enfer, Pierre Planque et les Wasquehaliens ont superbement résisté au PSG de Zlatan Ibrahimovic.

Marseille peut remercier Mandanda

Deux affiches de ces 32es de finale mettaient aux prises deux formations de L1. En attendant Nice-Rennes, lundi soir, le choc Caen-Marseille a accouché d'une rencontre tendue, indécise, qui s'est logiquement étirée jusqu'aux tirs au but. Les supporters olympiens se remémoraient alors avec anxiété la douloureuse séance de l'an passé, à la même époque et dans la même compétition, perdue face à Grenoble (CFA2). Cette fois, pourtant, les Marseillais n'ont pas tremblé un seul instant. Car leur emblématique gardien Steve Mandanda s'est occupé de tout, arrêtant trois des quatre tentatives caennaises ! Annoncé sur le départ cet hiver, le portier international a donc offert sur un plateau la qualification à l'OM (0-0, 3-1 tab).

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Wasquehal a tenu tête au PSG

Lorsque le leader invaincu de la L1 rencontre celui du groupe A du CFA (4e division), on peut légitimement s'attendre à un massacre. Mais l'ES Wasquehal a bel et bien offert une résistance acharnée au PSG, qui s'est finalement imposé sur le plus petit des écarts (1-0), grâce à un but de l'inévitable Zlatan Ibrahimovic. Certes, la rencontre aura été largement dominée par le tenant du titre, qui aurait pu s'imposer plus largement sans la maladresse de ses attaquants, mais la belle prestation du club nordiste, qui a fait bien meilleure figure face au PSG que bon nombre d'équipes de L1, reste à souligner.

Lyon et Monaco se sont fait plaisir

L'histoire retiendra que le premier match de Bruno Genesio à la tête de l'OL s'est achevé sur un score retentissant, 7-0, face à Limoges, équipe de CFA2. Le nouvel entraîneur lyonnais, et ancien adjoint d'Hubert Fournier, limogé en toute fin d'année, débute donc sur de bonnes bases. Mal en point en Championnat, l'OL s'est rassuré avant d'inaugurer sa nouvelle enceinte, le Stade des Lumières, le 9 janvier à l'occasion de la réception de Troyes en L1.

De son côté, l'AS Monaco, 2e de Ligue 1 à la trève, n'a fait qu'une bouchée du petit club de Saint-Jean-Baulieu (DHR, équivalent de la 7e division). Cet improbable derby (le club amateur est localisé à quelques kilomètres à peine de la Principauté) était vraiment trop déséquilibré, et les Monégasques n'ont fait preuve d'aucune pitié (10-2). Auteur d'un quadruplé en première période, l'attaquant ivoirien Lacina Traoré a cependant trouvé le moyen de gâcher la fête en se faisant expulser à la mi-temps, suite à une altercation avec un adversaire.

Troyes, Saint-Etienne et Bordeaux se sont fait peur

Bon dernier de Ligue 1, l'ESTAC n'est pas passé loin de la sortie lors de ces 32es de finale.  le club aubois a été malmené par Dunkerque (National) dans un match rocambolesque dont la Coupe de France a le secret. Menés 3-2 durant la prolongation, les Troyens s'en sont finalement sortis grâce à un but de Jessy Pi à la 116e minute (4-3). L'ASSE a pour sa part dû attendre les tirs au but pour se défaire de la courageuse équipe de Raon-l'Etape (CFA2) (1-1, 4-3 aux tab). Mais ce que l'on retiendra surtout du match des Verts, c'est le comportement détestable de Stéphane Ruffier, qui s'est permis, lors de la séance de penalties, de chambrer avec mépris l'un de ses adversaires, le défenseur Wilfrid Rother, lui lançant : "Guignol, rentre chez toi ! N'oublie pas de me regarder le jeudi en Europa League" (d'après Rother lui-même).

Sueurs froides, également, pour les Girondins de Bordeaux, qui étaient opposés à une formation de National (Fréjus-Saint-Raphaël). Menés deux fois au score, les hommes de Willy Sagnol n'ont dû leur salut qu'à une inspiration géniale de Diego Rolan en toute fin de match.

Le Stade de Reims humilié

S'il est fréquent de voir des "petits" tomber des "gros" en Coupe de France, il est beaucoup plus rare d'assister au spectacle d'une formation de l'élite dominée dans les grandes largeurs par une équipe de rang inférieur. Reims a vécu ce calvaire samedi, face à la modeste équipe de Chambly (National). Le 17e de L1 a littéralement pris le bouillon face aux Picards, qui menaient 4-0 après 48 minutes ! Finalement battus 4-1, les Rémois vont désormais pouvoir se concentrer sur la lutte pour le maintien en L1.

Les autres clubs de L1 assurent

La débâcle des Rémois aura finalement constitué la seule surprise de ce 9e tour, pour ce qui est des équipes de L1 en tout cas. Les autres clubs de l'élite on en effet tenu leur rang et assuré leur qualification pour le tour suivant. Ce fut parfois dans la difficulté, à l'image de Montpellier, seulement vainqueur 1-0 sur la pelouse d'Epernay (CFA2), ou de Lorient, tombeur de Tours (L2) en prolongations (3-2). Certains se sont en revanche baladés, comme Toulouse, vainqueur 5-0 de l'Entente Sannois-Saint-Gratien (CFA).

Granville et Sarreguemines s'offent un exploit

Sur les 32 matches de ce 9e tour, 14 ne concernaient aucune équipe de Ligue 1. Deux d'entre eux ont cependant débouché sur d'énormes surprises. En dominant respectivement Laval (2-1) et Valenciennes (1-0), deux pensionnaires de Ligue 2, les clubs amateurs de Granville et Sarreguemines, qui évoluent tous deux en CFA2, on signé les "perfs" de ces huitième de finale, et ravivé les souvenirs des surprises qui ont marqué l'histoire de la Coupe de France. Granville et Sarreguemines, qui sont désormais les "Petits Poucets" de cette édition 2015-2016, attendent désormais le tirage au sort, lundi, pour savoir à quelle sauce ils vont être mangés (ou pas) en 16e de finale...

Rodolphe Desseauve

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