Coupe du monde - Les 10 matches qui ont fait l’histoire de la Coupe du monde

Voici la suite de notre exploration de l'histoire de la Coupe du monde en listes. Aujourd'hui, on vous gâte : la crème de la crème des matches depuis 1930.

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Coupe du monde - Les 10 matches qui ont fait l’histoire de la Coupe du monde
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10 matches who made world cup history

RFA - France : 3-3, 5-4 t.a.b. (1982, demi-finale)

France : Platini 27e sp, Trésor 93e , Giresse 99e RF Allemagne : Littbarski 18e, K.-H. Rummenigge 103e, K. Fischer 108e

En France, en matière de football, il y a eu un avant et un après 8 juillet 1982. Ce jour-là, les footballeurs français ont mis fin à "100 ans de complexes" ! Intensité, panache, dramaturgie, tous les ingrédients sont là pour faire de ce match, un match pour l’Histoire. Le scénario est à couper le souffle. L’Allemagne ouvre la marque. Rocheteau obtient un penalty que Platini transforme. A la 57e minute, lancé par son pote Platoche, Battiston se présente seul devant celui qui va devenir "l’horrible Schumacher". Pendant de longs moments, on craint le pire. Le score, lui aussi, ne bouge plus. La prolongation est d’anthologie. Trésor puis Giresse portent la marque à 3-1. Les Bleus tiennent leur première finale de Coupe du monde... pendant 9 minutes. Mais Rummenigge puis Hrubesch renversent la vapeur (3-3). Première séance de tirs aux but de l’histoire du Mondial. Six puis Bossis se ratent. Un monde s’effondre. Rendez-vous dans seize ans.

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Italie – RFA : 4-3 a.p. (demi-finale, 1970)

Italie : Boninsegna 8e, Burgnich 98e, Riva 104e, Rivera 111e RF Allemagne : Schnellinger 90e, G. Müller 94e, 110e

Longtemps considéré comme le match du siècle, il a été détrôné par la soirée de Séville, surement grâce à la nouvelle dimension prise, douze ans plus tard, par la télévision présente aux quatre coins de la Terre. Jusque-là, jamais match de Coupe du monde n’avait atteint une telle intensité. Cinq des sept buts sont inscrits en prolongation. Le scénario est digne d’un film d’Hitchcock. Beckenbauer va jouer les trente dernières minutes avec l’épaule luxée. Une image de légende est née. Pourtant, Gerd Müller donne l’avantage à la RFA (94e). Mais Burgnich permet à l’Italie de revenir (98e) puis Riva lui donne l’avantage (104e). Fin des hostilités ? Point du tout. "Der Bomber", Gerd Müller, égalise (110e). L’Estadio Azteca de Mexico frôle l’implosion avant que Rivera n’envoie l’Italie en finale (111e). Vainqueurs, perdants, bienvenue au Panthéon du football.

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Argentine – Angleterre : 2-1 (quart de finale, 1986)

Argentine : Maradona 51e, 54e Angleterre : Lineker 80e

Coupe du monde 1986, Mexico City, stade Aztèque. Argentine - Angleterre. Diego Armando Maradona, l'idole de tout un pays marque à jamais l'histoire du football en inscrivant deux buts aussi antagonistes que géniaux. Le premier est entaché d'une main que tout le monde a vue, spectateurs, téléspectateurs mais pas l'arbitre. Maradona se justifie après coup en précisant que cette main est "la main de dieu", pas la sienne. La suite est tout aussi bluffante. Le deuxième but de Diego, c’est le but du siècle. Trois minutes seulement après son geste d’antijeu, le "Pibe de Oro" récupère le ballon au milieu de terrain, dribble cinq joueurs anglais, marque et devient officiellement... Dieu. La légende est en marche. Depuis ? Il n’est toujours pas redescendu.

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Uruguay – Argentine : 4-2 (finale, 1930)

Uruguay : Dorado 12e, Cea 57e, Iriarte 68e, Castro 89e Argentine : Peucelle 20e, Stabile 37e

Deux ans plus tôt, lors de la finale des JO d’Amsterdam, il a fallu deux rencontres pour départager les deux nations phares du football sud-américain de l’époque. Une fois encore, l’Uruguay et l’Argentine se retrouvent au sommet du football mondial. La tension est maximale avant la rencontre. Des policiers gardent, jour et nuit, la résidence des Argentins. La première finale de l’histoire de la Coupe du monde peut débuter. Dorado met les double champions olympiques sur orbite. Mais Peucelle et Stabile inversent la tendance. Mais en deuxième période, il faut moins d’une heure aux coéquipiers de José Nasazzi pour inscrire trois buts. L’Uruguay est une belle machine et un légitime premier champion du monde. L’Histoire est en marche.

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Algérie – RF Allemagne : 2-1 (1er tour, 1982)

Algérie : Madjer 54e, Belloumi 68e RF Allemagne : K.-H. Rummenigge 67e

Aujourd’hui encore, les supporters algériens se demandent ce qu’ils doivent retenir de la Coupe du monde 1982. Le souvenir d’une des plus grandes "surprises" de l’histoire de la Coupe du monde qui a vu la victoire des coéquipiers d’Ali Ferghani sur la grande, la très grande RFA de Karl-Heinz Rummenigge ou d’avoir été les victimes, quelques jours plus tard, du plus bel arrangement connu en 80 ans de Coupe du monde ? On parle ici de la mascarade de match entre l’Autriche et la RFA (0-1) qui permit aux "cousins germains" de se qualifier tranquillement sur le dos des Nord-Africains. Mais les amoureux du beau jeu, eux, ont tranché ! Ils n’oublieront jamais que, ce jour-là, Dahleb, Belloumi, Madjer et leurs frères en ont fait voir de toutes les couleurs aux rugueux et peu inventifs Allemands avant de les faire plier.

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Italie – Brésil : 3-2 (2e tour, 1982)

Italie : P. Rossi 5e, 25e, 74e Brésil : Socrates 12e, Falcao 68e

Le match d’un homme : Paolo Rossi, le match d’une équipe : l’Italie, le match qui ouvre la voie royale aux joueurs de Bearzot, le match qui ferme la porte à l’une des plus belles équipes que le Brésil ait jamais possédé mais une équipe finalement jamais récompensée. Face à des Brésiliens qui ont laissé leurs vertus défensives au vestiaire, l’Italie est un modèle d’intelligence tactique et de réalisme. Cette rencontre, c’est le moment qu’a choisi l’attaquant italien Paolo Rossi pour dire au monde (du football) qu’il existe. Habile. Il y met en plus la manière. Un triplé face au Brésil, ça marque les esprits, ça fait tourner les compteurs et peut-être les serviettes... Il inscrit encore trois buts jusqu’en finale. Largement de quoi remporter la Coupe du monde et le Ballon d’Or quelques mois plus tard.

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France – Brésil : 1-1 a.p., 4-3 t.a.b. (quart de finale, 1986)

France : Platini 41e Brésil : Careca 17e

Tout avait pourtant mal commencé pour les Bleus, menés dès le quart d’heure de jeu sur un but de Careca (17e). Les Français se reprennent et font vite jeu égal avec les génies brésilien. Juste avant la pause, Platini surgit au deuxième poteau et égalise. Pas de grande équipe sans grand gardien ? Cela tombe bien, Joel Bats le gardien tricolore, joue "le match de sa vie" et détourne un penalty de Zico qui aurait pu, qui aurait dû, condamner les Bleus. Prolongation, tirs au but. C'est la deuxième rencontre de Coupe du monde départagée par la fameuse séance de tous les dangers, et la France y est encore ! Va-t-on revivre le scénario de Séville ? Dans la chaleur de Guadalajara, la France élimine le Brésil aux tirs au but malgré la tentative manquée de Platini et le tir chanceux de Bellone qui voit la balle taper le poteau et rebondir dans le dos du gardien brésilien.

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Angleterre – RF Allemagne : 4-2 a.p. (finale, 1966)

Angleterre : Hurst 18e, 101e, 120e, Peters 78e RF Allemagne : Haller 12e, Weber 89e

Quarante-huit ans après, la polémique reste ouverte et la plaie béante. Le but de Geoffrey Hurst, le troisième de l’Angleterre et son deuxième personnel avait-il franchi la ligne de but allemande ? Il semblerait que... peut-être ! Depuis, un nombre incalculable de thèses universitaires ont traité ce sujet sans jamais vraiment le trancher. Seules les nouvelles technologies semblent pouvoir rendre un verdict... trop tardif. Car, au bout de cette rencontre, il y avait un titre de champion du monde ! Rien à voir avec un match entre copains le dimanche matin. Et quand l’action se déroule dans le Temple de Wembley et que l’Angleterre, le pays qui à inventé le football, se voit offrir la possibilité de conquérir son premier titre mondial, là, on ne plaisante plus. La finale est loin d’être la plus belle. Le combat est rude mais le meilleur l’emporte. La RFA cède par deux fois en prolongation. Quarante-huit ans plus tard, ils ont tous rangé les crampons, mais pas la Reine.

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Brésil – Pologne : 6-5 a.p. (huitième de finale, 1938)

Brésil : Leonidas 18e, 94e, 102e, Romeu 22e, Peracio 44e, 72e Pologne : Wilimowski 20e sp, 59e, 89e, 118e, Scherfke 50e

Onze buts lors d’un match de Coupe du monde, et même en 1938, ça laisse des traces et ça écrit l’Histoire. Ce jour-là, à Strasbourg, à La Meinau, la France découvre le Brésil, son football et son joueur vedette Leonidas. Les regards sont interrogatifs puis admiratifs. Mais comme dit l’adage : Pour bien jouer, il faut être deux. Et ce 5 juillet 1938, le compte y est. Brésiliens et Polonais livrent un match d’une très grande intensité où personne ne cède. La prolongation est fatale aux joueurs de l’Est. Même le quadruplé de l’inter gauche polonais Wilimovski n’y résiste pas. Trois buts du « Diamant Noir » Leonidas, et autant de réalisations de Romeu et Peracio ouvrent les portent des quarts de finale aux Brésiliens.

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Hongrie – RFA : 8-3 (1er tour, 1954)

Hongrie : Kocsis 4e, 21e, 69e, 79e, Puskas 17e, Hidegkuti 52e, 55e, Toth 75e RF Allemagne : Pfaff 25e, Rahn 78e, Herrmann 84e

Huit buts ! Ce jour-là, la RFA encaisse deux fois quatre buts. Une défaite historique et la plus grande raclée qu’a jamais subie le football allemand. A la pause, rien ne présage un tel scénario. La RFA encaisse quatre buts en 17 minutes ! L’Anglais Gary Lineker n’est pas encore né, mais on sait déjà qu’à la fin du tournoi, c’est l’Allemagne qui va s’imposer. Quelques jours plus tard, en finale, et pour la plus belle des revanches, ce sont les coéquipiers de Fritz Walter qui remporteront la statuette en or du sculpteur français Abel Lafleur. Cerise sur le gâteau, ce sera face à la Hongrie. L’Histoire ne retient que les vainqueurs...

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