Coupe du monde 2018 : pourquoi l'équipe de Russie ne vaut pas un kopeck

Pierre Godon
Franceinfo
Malgré ses 150 millions d'habitants et une domination politique et économique durant le XXe siècle, le pays hôte du Mondial 2018 affiche un palmarès famélique. A tel point qu'il figure derrière l'Arabie saoudite, le Panama ou le Pérou au classement Fifa.

Coupe du monde 2018 : pourquoi l'équipe de Russie ne vaut pas un kopeck

Malgré ses 150 millions d'habitants et une domination politique et économique durant le XXe siècle, le pays hôte du Mondial 2018 affiche un palmarès famélique. A tel point qu'il figure derrière l'Arabie saoudite, le Panama ou le Pérou au classement Fifa.

Une victoire à l'Euro 1960, quand il se jouait à quatre équipes, une finale à l'Euro 1988 et une demi-finale lors du Mondial 1966. Voilà les faits d'armes de la Russie, et avant de l'URSS, lors des grandes compétitions de football. La Belgique ou la Hongrie peuvent se targuer d'avoir fait mieux. Lors du tirage au sort de la Coupe du monde 2018, début décembre, le pays organisateur était la nation la moins bien lotie au classement Fifa des 32 pays qualifiés (65e), derrière l'Arabie saoudite, le Panama ou le Pérou. Comment expliquer que la grande Russie, 150 millions d'habitants, une demi-douzaine de Coupes d'Europe au palmarès de ses clubs et une puissance économique considérable, soit un nain footballistique ?

La faute aux dirigeants

Dans un pays où peu de gens pouvaient faire un pas de travers sans que le Kremlin ne soit au courant, la tentation est grande de mettre le sous-développement du foot russe sur le dos des tout-puissants dirigeants qui se sont succédé. Le truc de Lénine, c'était plutôt le cyclisme, Staline ne jurait que par une version russe du bowling, Brejnev passait son temps dans les tribunes des gymnases et des patinoires de hockey, Eltsine n'avait d'yeux que pour la petite balle jaune... Et dans l'équipe actuellement au pouvoir, on cherche en vain des footeux : Dmitri Medvedev, le Premier ministre, est un fan de (...)

Lire la suite sur Franceinfo

A lire aussi

À lire aussi