Coupe du monde – Au Qatar, le requiem du football romantique

La mascotte de la Coupe du monde 2022 au Qatar.  - Credit:IVAN PISARENKO / AFP
La mascotte de la Coupe du monde 2022 au Qatar. - Credit:IVAN PISARENKO / AFP

Que les adeptes de la critique se rassurent : quatre ans après le Mondial le plus controversé de l'histoire au Qatar, les polémiques ne manqueront pas au moment d'entamer la vingt-sixième édition de la Coupe du monde. Celle-ci, disputée en Amérique du Nord (États-Unis, Canada, Mexique), rassemblera pour la première fois… quarante-huit équipes ! Une décision votée à l'unanimité par le conseil des Sages de la Fifa en 2017, et poussée par le président de l'instance internationale Gianni Infantino. Bien loin des débuts de la Coupe du monde, inventée par le Français Jules Rimet, qui réunissait en 1930 treize nations, dont la plupart avaient rejoint l'Uruguay en bateau.

Éminemment politique, cet élargissement du Mondial favorise surtout les continents jusqu'ici moins représentés dans les quotas : l'Afrique passe de 5 à 9 places, l'Océanie obtient pour la première fois une place directe, la Concacaf (Amérique du Nord, centrale et Caraïbe), de 3 à 6, et l'Asie doublent leur quota (de 4 à 8). Pour l'Europe, cela ne change pas grand-chose (16 places au lieu de 13).

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Si ce nouveau format a vocation à multiplier encore les revenus de la Fifa, avec plus de matchs, plus de pays concernés et donc plus de téléspectateurs, il risque aussi de dénaturer la compétition en la dénuant d'intérêt pendant les deux premières semaines.

Un règlement ubuesque, à la limite de l'absurde

En effet, le nombre de na [...] Lire la suite