Coupe du monde : les femmes arbitres doivent encore patienter

La Japonaise Yoshimi Yamashita a été à trois reprises la quatrième arbitre dans cette Coupe du monde. (A. Réau/L'Équipe)

Aucune des trois femmes arbitres centrales, ni des trois assistantes, n'a été jusqu'ici désignée pour diriger un match de la Coupe du monde.

« Elles doivent avant tout être perçues comme des arbitres, qui méritent leur sélection et doivent, comme les autres, travailler dur pour être désignées sur les rencontres. » Ainsi s'exprimait Pierluigi Collina, le président de la commission des arbitres de la FIFA, juste avant le coup d'envoi de la Coupe du monde. Car pour la première fois lors d'une édition masculine, six femmes, soit trois centrales sur trente-six arbitres (la Française Stéphanie Frappart, la Rwandaise Salima Mukansanga et la Japonaise Yoshimi Yamashita) et trois assistantes sur soixante-neuf (la Brésilienne Neuza Back, la Mexicaine Karen Diaz Medina et l'Américaine Kathryn Nesbitt) ont été retenues.

Certes, Mme Frappart a été quatrième arbitre lors de Portugal-Ghana (3-2, jeudi), Mme Mukansanga sur France-Australie (4-1, mardi), tandis que Mme Yamashita l'a déjà été trois fois, sur Belgique-Canada (1-0, mercredi), Angleterre - États-Unis (0-0, vendredi) et Belgique-Maroc (0-2, hier). Mais sachant que les désignations sont dévoilées par la FIFA la veille des matches (et communiquées aux concernés quarante-huit heures avant ceux-ci), aucune arbitre centrale, ni aucune assistante n'aura été retenue sur les deux premières journées de la phase de groupes, incluant donc aujourd'hui, soit à mi-chemin en termes de nombre de matches (32 sur 64).

Six arbitres sur trente-six ont déjà dirigé deux matchesParmi les trente-six arbitres centraux sélectionnés, vingt-six auront officié d'ici à ce lundi soir, ce qui signifie que six d'entre eux ont déjà eu deux rencontres à arbitrer : l'Iranien Alireza Faghani, le Salvadorien Ivan Barton, l'Émirien Abdulla Mohammed, le Brésilien Wilton Sampaio, l'Italien Daniele Orsato et le Mexicain César Ramos. Seul ce dernier avait déjà arbitré dans une Coupe du monde (en 2018, en Russie). Les autres sont donc des novices dans la compétition suprême, tout comme neuf des dix sifflets qui n'ont pas encore été désignés comme arbitre principal : seul le Gambien Bakary Gassama a antérieurement connu cette consécration (un match en 2014 et en 2018).

lire aussi : CM 2022 : le bilan de l'arbitrage après la première journée

Interrogé sur les critères d'évaluation et de désignation, Collina avait répondu : « De même que pour les joueurs, leur évaluation est un mélange entre le travail à l'entraînement et les performances sur les matches où ils officient. Chaque nomination sera effectuée avec un grand soin pour essayer de trouver à chaque fois les meilleures équipes d'arbitres. » Où les femmes sont jusqu'ici reléguées au second plan...

lire aussi : Toute l'actualité de la Coupe du monde