Crack à Paris : Après un an à Forceval, les tensions sont au plus haut

Crack à Paris : Après un an à Forceval, les tensions sont au plus haut

Ça va craquer - Signes d’un pourrissement de la situation des consommateurs de crack porte de La Villette, les tensions et divergences entre riverains, associations, élus et pouvoirs publics n’ont jamais paru aussi grandes

« Il n’y a pas besoin de se disputer sur des affiliations partisanes », lance François Dagnaud, maire du 19e arrondissement de Paris à une habitante du secteur de la porte de La Villette. Disant appartenir à un collectif de riverains, elle avait auparavant dénoncé un « déni de responsabilités » des élus locaux sur la question du crack à Forceval - « ça fait un an et vous commencez seulement à vous rendre compte de la situation » –, insistant sur la « détresse sociale mentale, psychique » des habitants. Ces tensions entre citoyens et élus traduisent le pourrissement de la situation depuis l’installation le 24 septembre 2021 des consommateurs de crack du jardin d’Eole sur le site de Forceval, adjacent à la porte de La Villette.

La conférence de presse des trois maires, François Dagnaud, Bertrand Kern (PS) de Pantin et Karine Franclet (UDI) d’Aubervilliers, avait pourtant bien débuté ce jeudi matin de l’autre côté du mur qui sépare Pantin du site de Forceval. Sous un temps radieux, Bertrand Kern a rappelé que depuis un an « rien ne s’est passé et la situation s’est détériorée » et a demandé « l’évacuation du camp ». « Les gens vivent un enfer, sont agressés, les voitures cassées, l(...) Lire la suite sur 20minutes

À lire aussi :
Crack à Paris : L'arrivée des consommateurs « révolte » les riverains du 12e arrondissement
Crack à Paris : Soixante-dix places d’hébergements supplémentaires pour les toxicomanes
Crack : Les mairies de Paris, Pantin, Aubervilliers et la Seine-Saint-Denis saisissent la justice