La crise sanitaire, "coup de massue" sur le sport dans les quartiers populaires

AFP
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Le gong sonne toujours la fin des rounds de trois minutes, les sacs de frappe pendulent encore au rythme des jabs et uppercuts. Pourtant, au club de boxe de Garges-lès-Gonesse, en banlieue parisienne, rares sont les sportifs qui peuvent s'entraîner en cet hiver de Covid-19. À cause de la pandémie de coronavirus, la pratique du sport en intérieur est à nouveau interdite depuis mi-janvier en France. Or, dans les villes populaires, cette fermeture d'équipements sportifs a des conséquences dévastatrices sur le lien social, s'alarment des élus locaux qui organisent lundi un sommet sur ce sujet.

"Ciment républicain" en danger

"Le sport dans nos quartiers est un ciment républicain, et déjà en difficulté hier. Avec la crise sanitaire, ça vient leur donner un coup de massue", déplore Benoit Jimenez, maire UDI de Garges-lès-Gonesse (Val-d'Oise). "Les gamins sont dehors, ils ne savent pas quoi foutre, du coup ils cherchent des noises aux policiers. C'est ça le sport depuis deux semaines." Un soir de semaine au Boxing Club de sa ville défavorisée, seule une dizaine de boxeurs professionnels ou de haut niveau - qui bénéficient d'une dérogation ministérielle - ont eu le droit d'enfiler les gants pour l'entraînement. Les coups claquent,...

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