Culture - Alison Wheeler : « Comme Tom Hanks, je me suis mise à courir sans savoir où aller »

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La comédienne et chroniqueuse de « Quotidien » (TMC), 35 ans, se confie sur son rapport au corps et raconte comment elle s'est mise au footing par déception amoureuse. « Le premier confinement a été éprouvant pour moi physiquement. J'assurais une chronique en direct chaque soir du lundi au vendredi à 19 h 30. Je me levais autour de 7 h 30 avec pour objectif de trouver une idée pour le soir même. J'ai dû adopter une hygiène de vie plus stricte, ce qui était d'autant plus difficile car je buvais encore plus que d'habitude - j'adore le vin - pour que le temps passe plus vite (rires). Mais je ne fume pas. Après le direct, j'avais besoin de trente à quarante-cinq minutes pour que l'adrénaline retombe. Je ne rentrais pas chez moi avant 21 h 30, sans avoir dîné, le plus souvent. Ce n'est qu'à ce moment-là que ma vie commençait, en fait. Cette période a été très fatigante, j'ai mis un peu de temps à m'en remettre. Il faut savoir que je ne suis pas quelqu'un de zen. Petite, ma mère m'avait inscrite à des cours de relaxation car elle me croyait hyperactive alors que je ne tenais simplement pas en place. Peut-être que c'était dû à un besoin d'expression artistique de ma part. J'ai toujours eu une forme de stress en moi. Je suis le stéréotype de la personne qui a le genou qui tremble en permanence, qui ne s'endort pas parce qu'elle réfléchit trop. Mais le stress est un bon outil. Il ne faut pas l'oublier mais s'en servir. Et il n'y a rien de plus stressant que d'entendre quelqu'un me dire "détends-toi". Ça me donne envie de le secouer. Alisson Wheeler « Le sport me permet de lâcher prise. Un peu comme l'alcool au fond, mais je vous garantis que le sport, c'est mieux ! » La seule activité qui me canalise réellement, c'est la pratique du sport. Ça me permet de lâcher prise. Un peu comme l'alcool au fond, mais je vous garantis que le sport, c'est mieux ! (Rires.) J'ai fait pas mal de danse durant l'adolescence : du modern jazz, du hip-hop. J'aimais beaucoup ça mais je manquais de souplesse. À 17 ans, j'ai été frappée du "syndrome Forrest Gump" : après une grosse rupture sentimentale, j'ai eu l'impression d'avoir le coeur brisé. Alors, comme Tom Hanks, je me suis mise à courir sans savoir où aller. Petit à petit, ça a complètement calmé mes douleurs et mes peines. J'ai gardé l'habitude de courir, ça me permet de porter moins d'affect aux choses de la vie. Récemment, avec l'aide d'un coach, je me suis également mise au CrossFit. Quand je fais moins de sport, je me sens moins posée sur le sol, moins tonique, ma posture n'est plus la même. Je le ressens immédiatement car, comme je passe la plupart de ma journée à écrire assise, j'ai vite tendance à me tasser. Et ça influence ma capacité de concentration et mon efficacité. lire aussi Olga Kurylenko : « Le tournage de James Bond ? L'effort physique le plus intense de ma carrière » Je me vexe quand j'essaie de dire quelque chose sincèrement et qu'on pense que c'est une blague. Peut-être est-ce un peu de ma faute car j'ai créé un personnage. Devoir me justifier de ma sincérité me fait parfois peur. Ce n'est pas parce que je cherche à faire rire les autres que je ne suis pas capable de dire vrai. Côté cinéma, j'aimerais bien jouer des rôles plus physiques à l'avenir, mettre mon corps davantage à l'épreuve. J'ai envie de me métamorphoser. J'adorerais me mettre à la boxe, par exemple. Bon, je ne me vois pas faire de combat sur un ring, hein. Dans l'idéal un sac suffirait, ou alors quelqu'un qui ne rend pas les coups (rires). » Alison Wheeler, c'est... 1,68 m pour 58 kg.
1 à 2 joggings par semaine.
1 chronique chaque mercredi dans « Quotidien » sur TMC, depuis 2018.
475 000 abonnés sur Instagram.
15 films, dont le prochain long-métrage de Dany Boon, « 8 rue de l'Humanité » (sortie prévue le 20 octobre sur Netflix).

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