Cyclisme - Avant Philippe Gilbert, déjà des renaissances

L'Equipe.fr
Avant de voir son printemps stoppé net, le Belge Philippe Gilbert a effectué un retour au premier plan tonitruant à l'occasion des classiques. Ce n'est pas le seul exemple ces dernières années.

Avant de voir son printemps stoppé net, le Belge Philippe Gilbert a effectué un retour au premier plan tonitruant à l'occasion des classiques. Ce n'est pas le seul exemple ces dernières années. Tom Boonen Les carrières de Boonen et Gilbert sont intimement liées. De 2004 à 2009, le premier est le cador des classiques. Les deux années qui suivent sont plus difficiles pour lui, avec notamment de nombreuses chutes. A l'inverse, le Wallon prend son envol et réalise le triplé dans les Ardennaises en 2011. Cela a-t-il piqué l'orgueil de Boonen ? En 2012, il remporte son troisième Tour des Flandres, le premier depuis 2006, puis un quatrième Paris-Roubaix, trois ans après le précédent. Faut-il le croire quand il dit alors que «contrairement à ce qu’on a pu raconter, jamais (il) n’a eu de problème de motivation» ? Pas sûr. Tout comme le fait que Gilbert ait été quelque peu «enterré» derrière Greg Van Avermaet ces derniers temps n'a pu que lui donner un supplément d'âme.Mark Cavendish Comme Gilbert, le «Cav» a du retrouver la bonne équipe pour redevenir dominateur. Cela lui a pris quatre années. Car si le sprinteur de l'Île de Man n'a jamais cessé de gagner depuis dix ans, il l'a moins fait pendant un temps sur le Tour de France, l'épreuve où sa carrière prend sa véritable ampleur. De 2008 à 2011, il y remportait au moins quatre étapes chaque année, et jusqu'à six en 2009. Il a fallu attendre ensuite 2016 pour qu'il revienne à cet étiage. Entre les deux, l'équipe HTC s'était arrêtée, Cavendish a rejoint Sky, où il était loin d'être prioritaire, puis Quick Step, avec qui il n'a jamais vraiment trouvé ses repères. C'est quand il est devenu la tête de pont de Dimension Data, l'an dernier, que l'ancien champion du monde a complètement retrouvé de sa superbe.Alexandre Vinokourov Ils devaient être peu nombreux ceux qui croyaient en la possibilité pour Gilbert de revenir au premier plan. Ils l'étaient encore moins à penser qu'Alexandre Vinokourov deviendrait champion olympique en 2012, au crépuscule d'une carrière aussi brillante qu'ombrageuse, pour faire court. Quand le Kazakh débarque à Londres, sa dernière victoire marquante remonte à plus de deux ans, dans Liège-Bastogne-Liège. Il a même pensé à arrêter dans l'intervalle après une fracture à un fémur. Mais ce 28 juillet, «Vino», alors âgé de 38 ans, surprend Cavendish et les sprinteurs en arrivant en avance sur la ligne avec Rigoberto Uran, qu'il bat au sprint. L'exemple typique d'une science de la course qui peut renverser des montagnes, ce que personne ne peut lui retirer.

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